Dans presque toutes les villes de Belgique, les règles de stationnement sont quotidiennement bafouées. Les zones bleues sont en effet ignorées, les disques de stationnement frauduleusement déplacés ou les tickets de stationnement non payés. Cette réalité agace autant les forces de l’ordre que les riverains. Et surtout, ces situations coûtent en réalité très cher aux communes. À Bree, en Flandre, les autorités ont décidé de ne plus tolérer ces comportements : ainsi, les contrevenants multirécidivistes sont désormais immobilisés grâce à des sabots de roue ou sabot de Denver pour les intimes – de « Denver », tout simplement parce que c’est la première ville à avoir mis en place ce dispositif. Une méthode radicale.
Pour les autorités, la situation était devenue intenable. En effet, dans les zones réglementées, certains conducteurs – qui sont souvent étrangers – laissaient leur véhicule toute la journée sans jamais payer ni respecter les durées autorisées. Certains automobilistes présentaient ainsi plus de 100 infractions impayées, avec un cas particulier : un record de 330 redevances en attente de paiement ! Devant cet échec manifeste des avertissements et des rappels, Bree a modifié son règlement communal pour permettre un large usage du sabot dès cinq amendes impayées.
Un retour dissuasif
Souvent associé aux grandes métropoles ou aux films américains, le sabot de roue (ou sabot de Denver) est probablement en passe de redevenir un outil très concret dans la lutte contre le stationnement abusif. L’objectif n’est pas tant de punir que de dissuader, mais à Bree, il s’agit surtout de récupérer les dettes contractées par les contrevenants. La commune a d’ailleurs déjà fait parler d’elle récemment en annonçant l’utilisation des caméras ANPR pour débusquer les automobilistes qui viennent changer l’heure renseignée sur le disque (sans déplacer le véhicule).
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En Belgique, seules les forces de l’ordre peuvent légalement poser un sabot sur un véhicule. Cette procédure intervient en cas d’infraction grave ou de non-paiement répété, notamment dans les zones payantes.
Une addition qui peut vite grimper
Concrètement, le coût d’un sabot varie entre 15 et 30 euros selon la commune et l’heure d’intervention. Et il faut évidemment compter double. Car si la pose coûte 30 euros, c’est aussi le cas du démontage. Et il ne s’agit que d’un tarif moyen : si l’immobilisation a lieu un week-end ou en soirée, les tarifs peuvent s’envoler. À cela s’ajoutent les éventuels frais de dépannage et de mise en fourrière ainsi que du coût quotidien de stockage du véhicule. On l’aura compris : ce type de situation peut coûter vraiment très cher à l’automobiliste qui, s’il ne vient pas chercher son véhicule, pourrait aussi voir celui-ci faire l’objet d’une vente forcée.
Un message clair
Ces nouvelles pratiques des autorités locales montrent que la tolérance face aux abus est en phase de diminution. Et elle sera probablement d’autant plus rapide que les communes se retrouvent souvent en difficulté financièrement ces dernières années. Et ça ne risque pas de s’améliorer à court ou moyen terme. Le message est donc clair : respecter les règles est certainement la bonne attitude à adopter. On imagine d’ailleurs que l’initiative de Bree va rapidement être reprise par d’autres communes.
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