Même si les prix des carburants ont nettement baissé ces dernières semaines, faire le plein coûte toujours cher. Et comme c’est en outre une opération ennuyeuse, même si elle est relativement rapide, de nombreux automobilistes retardent le passage à la pompe et roulent sur la réserve de carburant.
Lorsque le témoin d’alerte de carburant s’allume, la voiture est passée sous le seuil critique de réserve. Cela signifie que la quantité restante oscille alors entre 7 et 10% de la capacité totale du réservoir, ce qui permet en général de parcourir une cinquantaine de kilomètres, parfois un peu plus selon le véhicule et le style de conduite. La réserve est naturellement conçue pour offrir une marge de sécurité... dont certains abusent, car elle expose la mécanique à des risques souvent sous-estimés.
En réalité, le problème provient des résidus accumulés au fil du temps dans le fond du réservoir : dépôts, impuretés, particules grasses issues du carburant ou des cuves mal entretenues s’y concentrent. Lorsque le niveau est très bas, ces éléments sont aspirés par la pompe et envoyés pour circuler dans le système d’alimentation, jusqu’à atteindre le moteur et les injecteurs.
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Quels organes concernés ?
Les conséquences de cette mauvaise habitude ne se limitent pas à une simple perte de performance. L’aspiration d’un carburant contaminé nuit au bon fonctionnement de la pompe à carburant, des injecteurs et des filtres. En cas d’obstruction, la pression dans le circuit peut baisser, la combustion peut devenir irrégulière et le véhicule peut caler, fumer ou produire des vibrations. Cette situation entraîne alors un vieillissement prématuré de pièces sensibles et souvent onéreuses. Le remplacement d’un injecteur peut ainsi coûter jusqu’à 500 euros, à multiplier par le nombre de cylindres du moteur...
Les moteurs Diesel sont les plus exposés. Le gazole est en effet plus dense que l’essence et il contient davantage de particules grasses, ce qui génère davantage de dépôts dans le réservoir. De plus, connaître une panne sèche sur ce type de motorisation peut nécessiter une purge du circuit d’alimentation, une opération là encore complexe et coûteuse.
Pas couvert par l’assurance
Ce qu’il faut noter, c’est que prendre le risque de rouler sur la réserve, c’est aussi prendre le risque de connaître une panne sèche. Ce qui, souvent, induit d’autres frais comme le dépannage en plus de la remise en ordre du véhicule. Et comme il s’agit d’une négligence flagrante de la part de l’automobiliste, les assurances n’incluent généralement pas ce type d’événement dans leurs prestations.
Un entretien préventif
Pour préserver la longévité du moteur et éviter les désagréments, il est donc recommandé de faire le plein avant même l’allumage du voyant de réserve, idéalement lorsque le réservoir est vide aux trois quarts. Si malgré tout la conduite sur réserve est ponctuellement inévitable, il est conseillé de vérifier l’état du filtre à carburant et de procéder à un entretien régulier. Un petit geste qui peut éviter des ennuis.
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