Il y a quelques jours, le think tank Ember publiait une discrète analyse qui a naturellement été noyée dans l'agitation géopolitique ambiante. En 2025, la flotte mondiale de véhicules électriques aurait évité la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour, contre 1,3 million en 2024. C’est une progression de 30% en douze mois. Ces données, fondées sur les chiffres de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) intègrent l'ensemble des véhicules tout-électriques et des hybrides rechargeables en circulation dans le monde.
Electric vehicles avoided oil demand equivalent to 70% of #Iran’s exports in 2025 🚗⚡
— Ember (@ember_energy) March 19, 2026
Replacing imported oil used in transport with electric vehicles could reduce total global fossil fuel imports by a THIRD, saving around $600 billion per year.
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Rapporté à la consommation mondiale d'environ 104 millions de barils par jour, ce volume représente donc 1,6%. D’autres experts, comme chez BloombergNEF, estiment que c’est un peu plus encore. Ils évoquent un volume de 2,3 millions de barils par jour, soit 2% de la consommation mondiale. C’est peut-être exact, car il s’agit d’estimations. Mais peu importe a-t-on envie de dire. Ce qui est important, c’est que cette baisse de consommation est structurelle.
Selon l’étude, chaque nouveau véhicule électrique mis en circulation représenterait dix à quinze ans d'économies de carburant cumulées. Le raisonnement est simple : une voiture électrique mise en circulation aujourd'hui roule en moyenne 10 à 15 ans avant d'être retiré du parc. Pendant toute cette durée, elle ne consomme pas de carburant. Chaque jour de circulation représente donc une économie permanente et cumulative par rapport à un véhicule thermique équivalent. D’ici à 2030, l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) estime que l’économie atteindra 5 millions de barils par jour.
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8 milliards de dollars pour l’Europe
La répartition géographique de cet impact est très concentrée. La Chine, où plus d'une voiture vendue sur deux est désormais électrique, porte à elle seule la moitié du déplacement mondial. Elle économise dès lors plus de 28 milliards de dollars d'importations pétrolières par an. L'Europe contribue à hauteur d’environ 20% (8 milliards de dollars). Les États-Unis ne participent qu’à une réduction de 10%, ce qui n’est pas une surprise avec la perte de vitesse de l’électrique depuis le retour de Donald Trump. Mais la vraie surprise vient d'Asie du Sud-Est : le Vietnam affiche 38% de ventes de voitures électriques et devance ainsi la moyenne européenne de 26%. La Thaïlande, elle, dépasse déjà les États-Unis (21%).
Quel impact en Belgique ?
En Belgique, le parc automobile compte 6,07 millions de voitures à fin 2025 selon la FEBIAC. Parmi elles, près de 450.000 sont des voitures 100% électriques, soit 7,5% du parc total, une part qui a bondi de 55% en un an. Ce taux place d’ailleurs la Belgique dans le peloton de tête européen, derrière le Danemark (12,1%), mais devant la grande majorité des États membres.
En s’appuyant sur les données de Statbel (14.220 km parcourus en moyenne par an, consommation thermique équivalente de 6,5 l/100 km), ces 450.000 véhicules électriques évitent environ 7.200 barils de pétrole par jour. Rapporté à la consommation quotidienne des seules voitures particulières belges, estimée à quelque 97.000 barils, cela représente environ 7% de la demande. En élargissant à l'ensemble du transport routier national, camions et utilitaires inclus, ce chiffre redescend à 4% des 177.000 barils consommés chaque jour (puisque ces véhicules fonctionnent beaucoup plus au Diesel). On rappellera toutefois que 81,8% des voitures électriques belges sont immatriculés par des sociétés. Les particuliers ne représentent que 18% du parc électrique. Il y a encore du chemin.
13% du parc
Ce déséquilibre entre flottes et particuliers pourrait commencer à se corriger avec le marché de l'occasion. Selon Gocar Data – la base de données la plus exhaustive du marché avec plus de 11 millions de voitures répertoriées –, 11.307 véhicules électriques sont disponibles à la vente sur les plateformes belges pour une valeur totale de 512 millions d'euros. BMW, Mercedes et Audi trustent les premières places : les flottes premium se déversent sur le marché de la seconde main. Et le timing est idéal.
Car une surprise attend l'acheteur qui se balade sur les sites d'annonces, dont celui de Gocar.be : une Volkswagen ID.3 d'occasion se négocie aujourd'hui autour de 17.500 euros, quand une Golf essence comparable en demande 20.500. L'offre dépasse la demande et, logiquement, ça fait baisser prix. Avec un litre de Diesel à plus de 2 euros, le calcul penche aujourd’hui du côté électrique.
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