Voici en combien de temps les secours arrivent sur les lieux d’un accident de la route

En cas de collision avec des blessés, chaque minute compte. L’Institut VIAS a analysé le temps moyen nécessaire aux services de secours pour arriver sur les lieux d'un accident. La bonne nouvelle est que les délais se sont raccourcis par rapport au passé. Cependant, de grandes différences subsistent selon les régions.

Publié le 16 décembre 2025
Temps de lecture : 4 min

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Voici en combien de temps les secours arrivent sur les lieux d’un accident de la route

En Belgique, les personnes impliquées dans un accident de la route peuvent généralement compter sur une intervention rapide des secours. Dans un cas sur deux, une ambulance ou les pompiers arrivent dans les douze minutes suivant l’appel d’urgence. C’est ce qui ressort d’une nouvelle analyse de l’institut Vias pour la sécurité routière, basée sur des données du second semestre 2024.

La première demi-heure est cruciale

En moyenne, les services de secours mettent exactement 11 minutes et 42 secondes pour atteindre le lieu d’un accident dans notre pays. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à 2021, où ce délai était encore supérieur de plus de deux minutes. Dans 95 % des interventions, les secours arrivent dans les 26 minutes et 49 secondes. Seule une petite minorité doit donc attendre plus d’une demi-heure.

Selon Vias, ces progrès sont encourageants, mais la rapidité reste littéralement une question de vie ou de mort. En cas d’hémorragie grave, la majorité des décès surviennent durant la première demi-heure après l’accident. Chaque minute compte.

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Bruxelles en tête

L’étude met toutefois en évidence de forts contrastes, non seulement entre les régions, mais aussi d’une commune à l’autre. La rapidité de l’intervention dépend fortement du lieu de l’accident. Bruxelles reste la région où les délais sont les plus courts. Dans la capitale, le temps d’intervention médian dépasse à peine les dix minutes. La Flandre suit avec une médiane de 11 minutes et 30 secondes, tandis que la Wallonie ferme la marche avec une moyenne de 12 minutes et 40 secondes. Ces écarts s’expliquent en grande partie par la densité de population et la répartition des casernes et des hôpitaux. Bruxelles dispose évidemment d’une concentration bien plus élevée de services de secours de première ligne que, par exemple, la Wallonie.

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Mais même au sein d’une région comme la Flandre, les différences sont frappantes. Les secours les plus rapides sont observés à Beerse, où le temps d’arrivée médian se situe entre 7,5 et 8 minutes. À l’autre extrémité, on trouve Rhode-Saint-Genèse, où les services de secours mettent plus de 17 minutes à arriver, ce qui en fait la commune la plus lente du pays. Les communes disposant d’un hôpital ou d’une caserne de pompiers sur leur territoire ou à proximité obtiennent généralement de meilleurs résultats, car les ambulances peuvent intervenir plus rapidement.

Des délais plus longs la nuit

Les chiffres montrent que les zones rurales sont structurellement désavantagées. Dans les régions les plus densément peuplées, le temps de réponse médian est d’environ dix minutes. Dans les zones peu peuplées, il grimpe à seize minutes, soit une différence de 60 %. Le moment de la journée joue également un rôle : la nuit, les victimes attendent en moyenne près d’une minute de plus qu’en journée, notamment parce que les secouristes sont moins rapidement disponibles. Via ce lien, il est d’ailleurs possible de vérifier le temps de réponse des services de secours dans votre commune (à partir de vingt interventions par commune).

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Le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, souligne quant à lui l’importance d’une circulation fluide pour les services de secours. « Chaque accident est un accident de trop, mais lorsqu’il se produit, les secouristes doivent pouvoir effectuer leur travail rapidement et en toute sécurité. »

Rappelons que depuis le 1er octobre 2020, le couloir de secours est obligatoire en cas d’embouteillages pour les véhicules prioritaires sur les autoroutes et les routes comportant au moins deux bandes par sens (les véhicules sur la bande de gauche se rabattent à gauche, tous les autres à droite). Le non-respect du couloir de secours est assimilé à une entrave à la circulation des véhicules de secours : il s’agit d’une infraction du troisième degré, passible d’une amende pouvant atteindre 175 €.

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Par Piet Andries Rédacteur automobile

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