L’envolée des hydrocarbures continue. Ce dimanche 22 mars, les nouveaux prix maximum publiés par le SPF Économie ont dépassé toutes les prévisions. Le Diesel (B7) s'affiche à 2,289 euros le litre, soit 18 centimes de hausse en une seule journée ! C'est le prix le plus élevé jamais enregistré dans les tableaux de la fédération pétrolière Energia depuis 2008. L'essence 95 (E10) n'est pas en reste : elle atteint à 1,863 euro le litre, un sommet inédit depuis octobre 2023.
Fuel prices in Belgium climb further, with diesel at record level https://t.co/mFyaVQ750A#Belga #Belgium #Fuel #Energy
— Belga News Agency_English (@Belga_English) March 22, 2026
Pour mesurer l'ampleur du choc, il faut revenir à fin janvier de cette année : parcourir 100 km avec une compacte Diesel coûtait alors 8,80 euros. Or, ce même trajet revient aujourd'hui à 12,58 euros sur la base d'une consommation de 5,5 l/100, soit une hausse de 43% en moins de deux mois. Pour une essence à 7 l/100 km, la facture atteint 13,04 euros, contre 10,29 euros en janvier. En toile de fond, la tension géopolitique liée à la guerre en Iran a propulsé le baril de Brent à plus de 107 dollars vendredi dernier. On voit mal comment celui-ci pourrait ne pas continuer son envolée puisqu’aucun signe d’apaisement ne semble poindre au Moyen-Orient.
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L'avantage de la voiture électrique
Désormais, l’avantage de la voiture électrique à l’usage n’est plus à démontrer. C’est juste une évidence, mais pour autant qu’on recharge à domicile bien évidemment. Pour reprendre notre comparaison d’il y a quelques jours, une compacte électrique de type Volkswagen ID.3, dont la consommation réelle se situe à 18 kWh/100 km, coûte 5,58 euros pour la même distance au tarif moyen national de 0,31 euro le kWh. C’est un tarif moyen. Certains ménages paient plus, mais d’autres moins.
Et en tenant compte des pertes inévitables lors de la recharge, ce coût monte à 6,69 euros avec 20% de pertes. L'avantage sur le Diesel représente ainsi 46%. Même en appliquant un tarif encore plus élevé (0,34 euro le kWh), la facture plafonne à 7,344 euros/100 km. L'écart avec le Diesel reste de l'ordre de 42%.
Une précision s'impose toutefois pour les automobilistes flamands équipés d'une borne de recharge à domicile. Car ils paient une taxe de capacité (la tarif capacitaire ou le niveau de puissance ponctionné sur le réseau) qui oscille en moyenne entre 120 et 240 euros par an avec une recharge intelligente (aux heures favorables). Mais elle peut aussi atteindre de 300 à 400 euros si on n’a pas l’occasion de recharger aux meilleurs horaires. Autre remarque importante : les prix de l'électricité n'ont pas encore bougé. Mais une hausse se profile aussi, car une partie de la production belge restant tributaire des centrales au gaz, même si la part des énergies renouvelables progresse dans le mix énergétique.
Évidemment, le bilan favorable de l’électrique change du tout au tout. Sur les bornes de recharge publiques rapides, les tarifs oscillent entre 0,50 et 0,80 euro le kWh. En intégrant 20% de pertes, 100 km reviennent alors 10,80 euros dans le meilleur des cas et à 17,28 euros dans le pire. Tout l'enjeu est donc de disposer d'une solution de recharge à domicile ou sur son lieu de travail à tarif maîtrisé. Sans cette possibilité, le calcul ne tient plus.
Occasion : deux leviers
Le contexte actuel fait que le marché de la voiture électrique d'occasion prend une nouvelle dimension. Les véhicules issus des premières vagues de leasing entre 2020 et 2023 arrivent massivement sur le marché secondaire avec des prix en nette baisse. Mais la prudence doit rester néanmoins de mise. L'état de santé de la batterie constitue le premier critère à vérifier. Des outils de diagnostic spécifiques existent.
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Face à la flambée des prix, le mécanisme du cliquet inversé refait surface dans le débat politique belge. Ce dispositif fiscal prévoit une réduction automatique des accises sur les carburants lorsque les prix dépassent un certain seuil, sans nécessiter un vote parlementaire à chaque épisode de crise. Le ministre de l'Économie David Clarinval (MR) a annoncé qu'il soumettrait l'idée au gouvernement et il a confirmé vendredi, à l'issue d'un Comité ministériel restreint, la mise en place d'un groupe de travail piloté par le Premier ministre, avec les ministres de l'Énergie et des Finances. Objectif : surveiller l'évolution des prix et prendre des décisions rapidement, « notamment sur le cliquet » selon ses propres termes. Le ministre a même évoqué une concrétisation « dans les jours qui viennent ». Sauf que le ministre de l’Économie ne décide pas seul. Et comme l’augmentation des prix du carburant fait gagner plusieurs dizaines de millions d’euros par mois à l’État...
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