Énergie
Partout dans le monde, les prix du Diesel flambent. Donald Trump vient d’ailleurs de l’autoriser dans les véhicules américains. Dans ce contexte, nombreux sont les Belges qui pensent à faire le plein de rouge, ce carburant défiscalisé réservé aux machines de chantier et aux engins agricoles. Mais c’est une très mauvaise idée. Voici pourquoi.
Les prix de l’essence et du Diesel atteignent des records à la pompe. Or, à quelques kilomètres de chez nous, les Français roulent peuvent rouler à 0,83 euro/l. Le ministre de la Mobilité a relancé une étude du bioéthanol. Mais ce carburant pourra-t-il vraiment arriver en Belgique ? Rien n’est moins sûr...
En Belgique, le Diesel bat des records à la pompe que le reste de l'Europe ne connaît pas. Si le plein coûte ici plus cher, c'est le fruit d'une décision politique et pas du seul pétrole comme le montrent les chiffres de la Commission européenne. L’automobiliste n’a qu’à payer.
Depuis avril 2024, toute nouvelle borne de recharge publique dans l’Union européenne doit afficher le prix du kWh. Sauf que deux ans et demi plus tard, Touring constate cette clarté est loin d’être universelle. L'organisation soutient que le vrai coût de la conduite électrique reste de ce fait beaucoup trop flou, notamment pour les particuliers.
En août, l'Europe a immatriculé pour la première fois plus de voitures électriques que de voitures à essence et Diesel réunies. Un tournant symbolique auquel les usines automobiles s'adaptent déjà. Mais cette croissance présente aussi une fragilité : elle dépend toujours largement des mesures de soutien.
Les prix des carburants se sont envolés à la pompe ces derniers mois et ils ont bien rempli les caisses de l’État. Certains politiques seraient prêts à renvoyer une part aux automobilistes avec le mécanisme du cliquet inversé. Mais concrètement, quels prix pourrait-on espérer ?
Le Diesel a repassé la barre des 2,40 euros/l et un parti politique belge ressort une vieille arme du placard : le cliquet inversé qui peut faire baisser les accises quand les prix des carburants flambent. Le point sera porté en conclave budgétaire. Un espoir de voir les prix baisser ?
Geely, le groupe chinois qui détient notamment Volvo et Polestar, travaille sur des bornes de recharge capables de délivrer jusqu’à 1.800 kW. Une recharge complète ne dure alors plus qu'à peine 5 minutes ! Après BYD et ses Flash Chargers, les constructeurs chinois semblent donc prendre une sérieuse longueur d’avance dans la course à la recharge ultrarapide. Il reste à savoir quand cette technologie arrivera en Europe…
Personne ne sait où s'arrêtera la flambée. Certains parient sur un reflux rapide, d'autres redoutent un baril à 150 dollars. Mais le brut n'est pas le vrai coupable. Ce qui fait grimper le prix au litre, c'est un autre marché, bien plus discret : celui du raffinage.
La guerre en Iran dure depuis plus de six mois et les automobilistes le sentent passer. Ce n’est pas seulement vrai à la pompe où le Diesel a largement franchi la barre des 2 euros/l en Belgique, mais aussi dans les showrooms. Plusieurs constructeurs automobiles ont en effet annoncé que les coûts des matériaux étaient en train d’exploser. Et à qui on présente la facture ? Devinez...
Toyota a déposé un brevet portant sur une turbine à gaz compacte fonctionnant à l’hydrogène. Le constructeur japonais explore donc sérieusement une troisième piste dans ce domaine, aux côtés de la pile à combustible et du moteur à combustion. Reste à savoir si cette nouvelle approche pourrait enfin changer la donne…
L'hydrogène a-t-il un avenir dans l'automobile ? La question mérite d'être posée, car les projets les plus propres s'effondrent un peu partout dans le monde, victimes de coûts devenus intenables. Et pendant ce temps, plusieurs constructeurs préparent malgré tout de nouveaux modèles. Pari visionnaire ou entêtement face à un marché qui n'a jamais décollé ?