Énergie
Cette année, six des plus grandes compagnies pétrolières engrangeront 93 milliards de dollars de bénéfices. Merci naturellement à l’envolée des prix du pétrole. Mais ceci interpelle aussi : chaque année, la Belgique subventionne massivement les énergies fossiles et participe donc aussi à l’enrichissement des majors. Peut-on envisager de s'attaquer à ces superprofits ?
En Belgique, l'essence coûte 1,86 euro/l. Mais dans d’autres pays du monde, un plein de 50 litres peut revenir à seulement... 1 euro. Et on parle bien du réservoir entier. Tour d'horizon d'un marché mondial qui n'a pas les mêmes règles pour tout le monde, des plus favorisés à ceux qui le sont beaucoup moins.
Les prix des carburants sont au plus haut. Et les automobilistes pestent. Sauf que le coût réel, lui, a baissé depuis 50 ans. Ce paradoxe, documenté et chiffres à l'appui, repose sur deux mécanismes psychologiques bien connus des économistes. Un lecteur passionné l'a modélisé. On a affiné. Voici ce que les données disent vraiment.
Les Belges sont unanimes : avec la crise en Iran, les carburants sont beaucoup trop chers. Mais est-ce vrai ? La réponse est en fait moins simple qu'il n'y paraît. Car le Belge s'en sort mieux que ses voisins, mais aussi face à la crise de 1973. En tous cas en partie. Explications.
Moins vite, moins de carburant : l'équation semble implacable. Elle ne l'est pourtant qu'à partir d'un certain seuil. En dessous, la logique s'inverse totalement. Une étude française fait désormais référence sur le sujet et le chiffre qu'elle livre est sans ambiguïté : 70 km/h.
Avec le sans-plomb à 1,95 euro/l et le diesel à 2,48 euros/l, un plein de 50 litres dépasse parfois les 120 euros en Belgique. De quoi attirer les siphonneurs, dont l'activité connaît une recrudescence directement liée à la flambée des prix. Comment s'en protéger ?
Bonne nouvelle pour les automobilistes : dès vendredi, le Diesel tombe à 2,18 euros/l en Belgique. Et l'essence suit à 1,84 euro. La chute du baril de Brent sur les marchés explique ce recul important. Cela dit, l'accord de cessez-le-feu ne court que sur quinze jours et la normalisation des marchés s'annonce bien plus longue selon de nombreux spécialistes.
Après l’annonce de cessez-le-feu de Trump contre l’Iran, le baril de Brent a perdu 14 % en une seule séance ce mardi, retombant à 95 dollars. Dans les stations-service belges, rien ne bougera avant vendredi. Mais si la détente se confirme, les automobilistes pourraient enfin respirer un peu. Voici tous nos calculs en fonction de plusieurs scénarios.