Depuis avril 2024, toute nouvelle borne de recharge publique dans l’Union européenne doit afficher le prix du kWh. Sauf que deux ans et demi plus tard, Touring constate cette clarté est loin d’être universelle. L'organisation soutient que le vrai coût de la conduite électrique reste de ce fait beaucoup trop flou, notamment pour les particuliers.
Énergie
En août, l'Europe a immatriculé pour la première fois plus de voitures électriques que de voitures à essence et Diesel réunies. Un tournant symbolique auquel les usines automobiles s'adaptent déjà. Mais cette croissance présente aussi une fragilité : elle dépend toujours largement des mesures de soutien.
Les prix des carburants se sont envolés à la pompe ces derniers mois et ils ont bien rempli les caisses de l’État. Certains politiques seraient prêts à renvoyer une part aux automobilistes avec le mécanisme du cliquet inversé. Mais concrètement, quels prix pourrait-on espérer ?
Le Diesel a repassé la barre des 2,40 euros/l et un parti politique belge ressort une vieille arme du placard : le cliquet inversé qui peut faire baisser les accises quand les prix des carburants flambent. Le point sera porté en conclave budgétaire. Un espoir de voir les prix baisser ?
Geely, le groupe chinois qui détient notamment Volvo et Polestar, travaille sur des bornes de recharge capables de délivrer jusqu’à 1.800 kW. Une recharge complète ne dure alors plus qu'à peine 5 minutes ! Après BYD et ses Flash Chargers, les constructeurs chinois semblent donc prendre une sérieuse longueur d’avance dans la course à la recharge ultrarapide. Il reste à savoir quand cette technologie arrivera en Europe…
Personne ne sait où s'arrêtera la flambée. Certains parient sur un reflux rapide, d'autres redoutent un baril à 150 dollars. Mais le brut n'est pas le vrai coupable. Ce qui fait grimper le prix au litre, c'est un autre marché, bien plus discret : celui du raffinage.
La guerre en Iran dure depuis plus de six mois et les automobilistes le sentent passer. Ce n’est pas seulement vrai à la pompe où le Diesel a largement franchi la barre des 2 euros/l en Belgique, mais aussi dans les showrooms. Plusieurs constructeurs automobiles ont en effet annoncé que les coûts des matériaux étaient en train d’exploser. Et à qui on présente la facture ? Devinez...
Toyota a déposé un brevet portant sur une turbine à gaz compacte fonctionnant à l’hydrogène. Le constructeur japonais explore donc sérieusement une troisième piste dans ce domaine, aux côtés de la pile à combustible et du moteur à combustion. Reste à savoir si cette nouvelle approche pourrait enfin changer la donne…
L'hydrogène a-t-il un avenir dans l'automobile ? La question mérite d'être posée, car les projets les plus propres s'effondrent un peu partout dans le monde, victimes de coûts devenus intenables. Et pendant ce temps, plusieurs constructeurs préparent malgré tout de nouveaux modèles. Pari visionnaire ou entêtement face à un marché qui n'a jamais décollé ?
BMW, Toyota, Bosch et Repsol testent une essence renouvelable et qui ne nécessite pas de modification mécanique. Objectif affiché : prouver qu'elle tient la route à grande échelle et, peut-être, obtenir des assouplissements supplémentaires pour le CO2 de la part de l’Europe et une prolongation du moteur thermique ?
L'accord entre Washington et Téhéran fait plonger le baril de Brent. Le Diesel est d’ailleurs repassé sous les 2 euros ce mardi. Pour les automobilistes, c’est évidemment une bouffée d’oxygène. Mais entre le déminage du Détroit d'Ormuz, désaccord sur les conditions de réouverture et des marchés qui restent sous tension, un retour à la normale n'est pas pour demain. Mais quand alors ?