La guerre en Iran dure depuis plus de six mois et les automobilistes le sentent passer. Ce n’est pas seulement vrai à la pompe où le Diesel a largement franchi la barre des 2 euros/l en Belgique, mais aussi dans les showrooms. Plusieurs constructeurs automobiles ont en effet annoncé que les coûts des matériaux étaient en train d’exploser. Et à qui on présente la facture ? Devinez...
Énergie
Toyota a déposé un brevet portant sur une turbine à gaz compacte fonctionnant à l’hydrogène. Le constructeur japonais explore donc sérieusement une troisième piste dans ce domaine, aux côtés de la pile à combustible et du moteur à combustion. Reste à savoir si cette nouvelle approche pourrait enfin changer la donne…
L'hydrogène a-t-il un avenir dans l'automobile ? La question mérite d'être posée, car les projets les plus propres s'effondrent un peu partout dans le monde, victimes de coûts devenus intenables. Et pendant ce temps, plusieurs constructeurs préparent malgré tout de nouveaux modèles. Pari visionnaire ou entêtement face à un marché qui n'a jamais décollé ?
BMW, Toyota, Bosch et Repsol testent une essence renouvelable et qui ne nécessite pas de modification mécanique. Objectif affiché : prouver qu'elle tient la route à grande échelle et, peut-être, obtenir des assouplissements supplémentaires pour le CO2 de la part de l’Europe et une prolongation du moteur thermique ?
L'accord entre Washington et Téhéran fait plonger le baril de Brent. Le Diesel est d’ailleurs repassé sous les 2 euros ce mardi. Pour les automobilistes, c’est évidemment une bouffée d’oxygène. Mais entre le déminage du Détroit d'Ormuz, désaccord sur les conditions de réouverture et des marchés qui restent sous tension, un retour à la normale n'est pas pour demain. Mais quand alors ?
Le SP95 flirte avec les 2 euros/l. Mais de l'autre côté de la frontière, en France, l'éthanol E85 s'affiche à 0,80 euro/l. Interdit à la vente chez nous, ce carburant intéresse toutefois un ministre belge. Reste à savoir si l'économie suivra pour les automobilistes intéressés. Pas sûr...
Le patron d'Aramco l'a dit devant un pare-terre d’investisseurs : c'est le « plus grand choc énergétique que le monde n'a jamais connu ». Et il ne prévoit pas de retour à la normale avant 2027, ce que l'Agence internationale de l’Énergie confirme. En Belgique, les prix restent élevés et ils pourraient encore augmenter.