Moteur 1.2 PureTech Stellantis : des indemnités pour les propriétaires belges et des conseils pour mieux le faire durer

Les moteurs 1.2 PureTech des modèles Citroën, Opel, Peugeot et DS ont connu de solides avaries jusqu’en 2023. Le constructeur a enfin ouvert une plate-forme de dépôt pour les demandes d’indemnisation. Et pour ceux qui n’y auraient pas droit ou pas rencontré de problèmes, voici aussi quelques filons pour faire mieux durer cette mécanique.

Publié le 18 juin 2025
Temps de lecture : 5 min

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Moteur 1.2 PureTech Stellantis : des indemnités pour les propriétaires belges et des conseils pour mieux le faire durer

Il aura fallu attendre 2023 pour voir les premiers dépôts de plaintes au sujet des moteurs PureTech de Stellantis qui présentent des problèmes de fiabilité depuis 2012. Et non des moindres. En effet, la courroie de distribution de ces mécaniques est réputée fragile. Baignant dans l’huile, celle-ci peut s’user prématurément tandis que de l’essence peut aussi s’infiltrer dans le bloc moteur, ce qui ne fait qu’accélérer le processus. Alors que le remplacement de cet élément était prévu tous les 100.000 km (et même initialement, tous les 180.000 km), certains propriétaires ont rencontré des casses dès 60.000 km.

Le pire, c’est que la rupture de la courroie ne représente pas le seul souci de cette mécanique. En effet, sa casse peut entraîner une dispersion de résidus, ce qui peut entraîner d’autres problèmes en cascade : baisse de pression d’huile en raison de l’obstruction du filtre ou encore un dysfonctionnement de la pompe à vide, ce qui engendre une diminution, voire une défaillance totale de l’assistance au freinage. On l’aura compris : les conséquences peuvent être très importantes. Et ce sont toutes les versions qui sont concernées : de 68 à 155 ch.

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Des frais importants, mais des indemnisations

Naturellement, les propriétaires s’exposaient à de solides frais de réparation puisque dans le pire des cas, c’est l’entièreté du moteur qui devait être remplacée, un coût de 6.000 euros environ. Pas vraiment le genre de bonne nouvelle qu’on attend.

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Face à l’ampleur du problème, Stellantis a finalement consenti à indemniser les propriétaires qui auraient connu des problèmes (et des frais) entre le 1er janvier 2022 et le 18 mars 2024 via une plate-forme tandis que la garantie a été étendue pour ces mécaniques à 10 ans ou 175.000 km, mais pour autant que les entretiens aient été faits à heure et à temps et que le diagnostic des éventuelles réparations soit dressé par un garagiste agréé.

Une plate-forme en ligne dédiée à l’indemnisation des victimes a été ouverte et , entretemps, le constructeur a modifié ses moteurs et remplacé la courroie par une chaîne de distribution qui ne pose plus de problème.

D’autres problèmes ?

Bien que le 1.2 PureTech a évolué, il a toutefois continué à présenter plusieurs défauts jusqu’en février 2024. Selon des notes techniques internes obtenues par nos confrères de L’Argus, cette troisième génération déployée sur environ trente modèles des marques Citroën, Peugeot, DS, Fiat, Jeep et Opel a encore souffert de problèmes au niveau de l’arbre à cames. En cause : un mauvais positionnement des vis de pignons d’arbre à cames pouvant entraîner des pertes de puissance, des bruits anormaux, des ratés d’allumage ou un décalage de la distribution.

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Selon ces informations, ces anomalies peuvent aller jusqu’à une usure prématurée de l’arbre à cames en raison d’un défaut de synchronisation. Stellantis a depuis corrigé ce défaut en usine : depuis le 31 janvier 2024, le déphaseur d’arbre à cames a été amélioré, suivi, le 18 février 2024, d’une modification des vis. Par conséquent, tous les véhicules produits avant cette date peuvent être concernés. Le constructeur prévoit toutefois une prise en charge via la garantie. Ouf !

Savoir faire durer son PureTech

Pour prévenir des risques, Stellantis a adapté les conditions d’entretien, surtout pour les véhicules qui effectuent peu de kilomètres. Ainsi, ceux qui effectuent des parcours de moins de 10 km doivent passer au garage tous les 15.000 km ou tous les ans. Mais certains spécialistes préconisent d’observer un intervalle de 10.000 km entre deux vérifications avec le remplacement de l’huile et le nettoyage de la crépine.

Les utilisateurs sont aussi invités à se montrer attentifs en surveillant le témoin correspondant. Si le témoin d’huile s’allume, ce n’est pas que le niveau est trop bas, mais que la crépine est bouchée ce qui indique la dégradation de la courroie. Il faut dans ce cas de figure se rendre au garage pour la remplacer avant qu’elle ne casse. Pour les bricoleurs, sachez encore que Stellantis vérifie l’état de la courroie avec un outil qui mesure sa largeur. Cet outil se trouve dans le commerce ou sur internet et il coûte entre 6 et 30 euros selon le magasin ou la plate-forme considérée. Et pour l’utiliser, c’est très simple : il suffit d’ouvrir le bouchon de remplissage pour accéder à la courroie et mesurer sa largeur. Bref, bien des déboires pour ce moteur qui, somme toute, s’avère pourtant particulièrement agréable à utiliser.  

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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