La ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault (cdH), a rappelé vendredi que l’interdiction concerne depuis le 1er janvier dernier les véhicules diesel les plus polluants de normes Euro 0 et Euro 1 et, à partir de 2019, les diesel Euro 2 et les essence Euro 0 et 1.

D’ici 2025, l’interdiction sera étendue, par étapes, à d’autres catégories de véhicules, dans un souci d’amélioration de la qualité de l’air et de la santé des citoyens.

Selon la secrétaire d’Etat à la Transition numérique, Bianca Debaets (CD&V), le contrôle est assuré via un réseau de 184 caméras déployé par le Centre de l’Informatique de la Région Bruxelloise. D’ici la fin 2018, une quarantaine de caméras supplémentaires compléteront le dispositif. Bruxelles Mobilité a installé plus de 300 panneaux signalétiques aux entrées et sorties de la LEZ.

Pour permettre à la population de se mettre en conformité, une période transitoire de 9 mois a été prévue.
En juin dernier, quelque 3.000 courriers ont été envoyés à tous les propriétaires bruxellois d’un véhicule interdit à la circulation depuis le 01/01/2018 sur base des données DIV. Une vague similaire est prévue en novembre pour les véhicules qui seront interdits d’accès à partir du 01/01/2019, sur base des images des véhicules en circulation en RBC.

Le but de cette communication est également d’informer que des primes existent pour ceux qui souhaitent changer leur mode de déplacement (www.prime-bruxellair.be), que des amendes sont prévues dès octobre, que des dérogations sont prévues pour certains véhicules spécifiques, que des pass d’une journée peuvent être achetés depuis septembre au prix de 35 euros par jour, avec un maximum de 8 jours d’accès par an, par véhicule.

Selon le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet, dès le mois d’août, 1.350 courriers d’avertissement ont été envoyés à tous les Belges qui ont continué à circuler à Bruxelles avec un véhicule interdit.