Actualité - Page 15
Meyrem Almaci, la présidente de Groen, a lancé deux propositions étonnantes pour résoudre l’actuelle crise énergétique : le retour des dimanches sans voiture et une vitesse maximale de 110 km/h sur autoroutes. Selon elle, ces mesures devraient permettre de réduire considérablement notre consommation de pétrole, ce qui est vrai. En revanche, cela n’offrira pas de solution à la flambée actuelle des prix qui place la population dans les difficultés financières.
Alors que les prix du carburant augmentent presque quotidiennement, les stations-service vendent à perte, le prix maximum de vente à l’automobiliste étant moins élevé que le prix d’achat auprès du fournisseur. Une situation qui pourrait bien les inciter à fermer temporairement… Bienvenue dans le monde d’après !
Il y a quelques années, le choix du gaz naturel comme carburant pour les automobiles était fortement encouragé, car il se profilait comme un parfait carburant alternatif à la fois moins émetteur de CO2 et de polluants, mais aussi beaucoup moins cher. Malheureusement, les choses ont changé et ceux qui ont une voiture au CNG s’en mordent aujourd’hui les doigts en raison d’une facture qui explose. Ou quand un rêve tout vert a viré au cauchemar bien noir.
La crise énergétique frappe le monde et la Belgique en particulier. Actuellement, ce sont les entreprises et les particuliers qui en font les frais. Pour les carburants, l’activation du cliquet inversé est sur la table depuis plusieurs mois et il semble (enfin !) avoir un consensus entre les partis politiques. (image : Belga)
Un nouveau rapport de la CREG, l’organisme de surveillance de l’énergie, indique que la Belgique dépend à 40% du gaz naturel russe et que la construction de nouvelles usines à gaz dans notre pays n’est donc vraiment pas appropriée. Implicitement, la CREG plaide donc pour le maintien des centrales nucléaires ouvertes afin d’assurer l’approvisionnement en énergie.