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CREG : « 40% de notre gaz provient de Russie »

Un nouveau rapport de la CREG, l’organisme de surveillance de l’énergie, indique que la Belgique dépend à 40% du gaz naturel russe et que la construction de nouvelles usines à gaz dans notre pays n’est donc vraiment pas appropriée. Implicitement, la CREG plaide donc pour le maintien des centrales nucléaires ouvertes afin d’assurer l’approvisionnement en énergie.

Alain De Jong Alain De Jong | Publié le 08/03/2022 | Temps de lecture : 2 min

Le 18 mars, le gouvernement fédéral prendra une décision finale sur la sortie du nucléaire, qui constitue la principale pomme de discorde de la ministre de l’énergie, Tinne Van der Straeten, et de son parti (Groen). Le ministre veut rendre cette transition possible en poursuivant l’extension du parc éolien et en construisant de nouvelles centrales à gaz. Mais cette histoire est aujourd’hui rendue un peu plus difficile par le conflit en Ukraine, avec la Russie qui menace de couper l’approvisionnement en gaz, et les prix du marché international qui atteignent par conséquent des sommets sans précédent.

Changement de paradigme

Tinne Van der Straeten

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La ministre Van der Straeten a déclaré à plusieurs reprises que la dépendance de notre pays à l’égard du gaz russe n’était que de 4 à 6% et que la menace russe ne ferait donc absolument pas obstacle à ces projets. Mais un rapport de l’organisme de surveillance de l’énergie, la CREG, que le journal De Morgen a pu examiner, jette un éclairage différent sur la question. La CREG souligne que quelque 40% (!) de notre gaz naturel provient de Russie. En réalité, ce ne sont pas les différents États membres qui sont responsables de leur approvisionnement, mais le marché européen dans son ensemble.

C’est pourquoi la CREG estime qu’un “changement de paradigme” est nécessaire, afin que notre pays puisse réduire au plus vite sa dépendance au gaz russe, après les événements de ces dernières semaines, avec des prix de l’énergie extrêmement élevés dus au chantage russe et à la guerre en Ukraine. Désormais, la Russie, en tant que fournisseur de gaz dominant de l’Union européenne, dispose d’un pouvoir de marché inquiétant sur les prix du gaz et de l’électricité, ce qui pourrait entraîner une perturbation du marché monétaire et de l’économie dans son ensemble. Une situation à éviter à tout prix, prévient la CREG.

Maintenir les centrales nucléaires ouvertes au-delà de 2025

Le conseil de la CREG est donc d’opter pour “des stratégies qui réduisent autant que possible la demande de gaz naturel et préservent la sécurité d’approvisionnement”. Il s’agit notamment d’une meilleure isolation des maisons, du remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur et du développement des sources d’énergie renouvelable.

Bien que cela ne soit pas explicitement mentionné dans le rapport en raison de sa grande sensibilité politique, la CREG plaide selon certaines sources également pour le maintien en activité des deux centrales nucléaires les plus récentes après 2025 et contre la construction prévue des deux nouvelles centrales à gaz.

C’est ce que souhaitent plus en plus de voix au sein du gouvernement. Les libéraux ont déjà montré leur accord, alors que Groen et Ecolo ont récemment déclaré qu’en raison du changement de circonstances, la sortie du nucléaire sera considérée “avec une certaine ouverture d’esprit “. Le gouvernement fédéral prendra sa décision finale le 18 mars prochain.

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