En Belgique, le vélo est de plus en plus utilisé, spécialement pour les courts trajets. Cette tendance s’accompagne toutefois d’une hausse des comportements à risque, notamment chez les adolescents. D’après une étude de VIAS, deux tiers des jeunes âgés de 15 à 19 ans utilisent leur GSM tout en pédalant, que ce soit pour lire des messages, passer un appel ou scroller sur les réseaux sociaux. Une habitude qui est bien évidemment dangereuse, mais aussi illégale. Elle est d’ailleurs sanctionnée d’une amende qui atteint 174 euros, soit le même montant qu’au volant d’une voiture.
Des règles ignorées consciemment ?
L’étude révèle pourtant que les jeunes connaissent les règles, mais choisissent sciemment de les ignorer. Elles sont d’ailleurs identiques à celles qui s’appliquent à un conducteur de voiture : l’usage du GSM est interdit, l’usage de l’éclairage en soirée est obligatoire et l’alcool au guidon est aussi proscrit. Pourtant, la moitié des jeunes interrogés admettent circuler sans éclairage la nuit et près de 30% affirment avoir pris le vélo sous l’influence de l’alcool au cours du dernier mois.
Plus surprenant encore : cette insouciance est assumée ! Les jeunes interrogés affirment adapter leur comportement à leur propre perception du danger. En d’autres termes, ils calculent individuellement les risques et se permettent d’oublier les règles en vigueur. Ce type de comportement est d’ailleurs souvent observé chez les jeunes : ils se sentent plus à l’abri que les autres tranches d’âge. Or, rien n’est plus faux.
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Pression de groupe
L’effet de groupe joue un rôle non négligeable dans la prise de risque. Un quart des jeunes admettent se montrer plus téméraires lorsqu’ils sont entourés de leurs amis. La pression sociale s’invite aussi dans les décisions : 14% modifient leur comportement sous influence directe de leur cercle. Et ce phénomène dépasse le cadre du vélo : en voiture, près de 40% déclarent ne pas toujours attacher leur ceinture à l’arrière, sur les trottinettes électriques, 70% ont transporté un passager le mois dernier (et c’est interdit) et 80% ont roulé sur le trottoir.
Des victimes
Les chiffres des accidents sont pourtant préoccupants : les jeunes de 15 à 19 ans représentent 10% des victimes de la route en Belgique. En 2024, 4.609 adolescents ont été impliqués dans un accident. VIAS appelle dès lors à une prise de conscience et l’organisme insiste sur le rôle d’exemple des parents ainsi que sur l’importance du dialogue au sein des familles pour ancrer les bons réflexes.
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