Installé aux Pays-Bas, le designer Niels van Roij évolue dans le petit monde de la haute couture automobile depuis quelques années. On lui doit des réalisations comme une Tesla Model S transformée en shooting brake, une Ferrari 550 Breadvan ou encore un autre shooting brake réalisé sur la base d’une Rolls-Royce Wraith.
Capable de donner à n’importe quel projet, van Roij travaille pour le compte de collectionneurs exigeants qui peuvent se permettre de ne pas compter. Son dernier travail est une fois de plus étonnant : il s’agit d’une Ferrari Testarossa modifiée pour un client qui réside en Andorre. Ce dernier lui a demandé de « décapsuler » une sa voiture pour profiter de la conduite cheveux au vente.
Simple et efficace
Construite entre 1984 et 1992, la Testarossa n’a jamais existé en version cabriolet (sauf un exemplaire réalisé pour Giovanni Agnelli, patron de Fiat) et encore moins en déclinaison Targa. C’est donc sur la base d’un coupé que van Roij a dû laisser parler sa créativité.
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Comme d’habitude le travail est du designer est une réussite, à un tel point que l’on dirait que cette Testarossa GTS (pour Guida Touring Sport) est une réalisation « usine ». Le toit de la belle italienne a été coupé entre le pare-brise et les petites vitre arrière pour baigner l’habitacle de lumière du jour.
`Pour les jours de mauvais temps, deux éléments amovible qui, espérons-le, peuvent prendre place dans le coffre avant, permettent à nouveau de faire de la Testarossa un coupé. Cette réalisation fait penser à la Ferrari 348 TS qui est arrivée sur le marché en 1989 et dont une partie du toit était elle aussi amovible.
V12 à plat
Pour le reste, cette Ferrari Testarossa est demeurée originale. Elle est équipée d’un V12 à plat d’une cylindrée de 4,9 litres de cylindrée, un moteur dérivé de la 512 BB. Il développe la puissance de 390 ch, ce qui permet à cette voiture de passer de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et de dépasser les 300 km/h en pointe.
Si cette transformation parait facile au premier abord, il a tout de même fallu près de 3.000 heures de travail aux artisans qui ont travaillé sur la Testarossa pour en arriver à ce résultat. La complexité résidait dans le fait qu’il a fallu rigidifier la caisse pour qu’elle supporte l’absence de toit fixe. Les bas de caisses, le tunnel central, les points de fixation pont arrière et bien d’autres éléments de tôlerie ont été renforcés.
Intérieur revu
La conversion de cette Testarossa comprend également un travail important sur l’habitacle en vue de moderniser celui-ci. Les panneaux de portes ont été redessinés, des poignées en aluminium massif ont été réalisées, tout comme des sac sur mesure qui accueillent les éléments du toit. L’intérieur a été recouvert d’un cuir de meilleure qualité qu’à l’origine.
Pour ne pas risquer une action en justice de Ferrari qui apprécie en général très peu les modifications apportées à ses voitures, Niels van Roij évite toute mention du nom « Testarossa » dans sa communication. Le badge de Pininfarina (qui est à l’origine de l’incroyable ligne de cette voiture) présent sur le bas des ailes arrière a été remplacé par son propre blason. Montrée récemment lors d’un rassemblement de voitures exceptionnelles aux Pays-Bas, la voiture portait pourtant encore le logo Ferrari. La marque italienne va-t-elle crier au scandale et attaquer le designer néerlandais ? Il n’y a pas de raison vu la qualité de cette réalisation.
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