Au départ, il y a une Rolls-Royce Corniche coupé de 1981 qui appartient à la même famille néerlandaise depuis plus de 40 ans. Surnommée affectueusement « Henry » par ses propriétaires, la belle anglaise commence à accuser le poids des ans et nécessite une restauration complète. Sa carrosserie a grandement besoin de soins car elle est attaquée par la corrosion.
Plutôt que de la confier à un atelier spécialisé pour redonner à vie à sa Corniche, ses propriétaires décident de s’adresser au designer néerlandais Niels van Roij pour un projet très particulier. Si vous lisez régulièrement Autoclassic.be, ce nom ne vous est pas inconnu car nous parlons souvent de ses réalisations qui sont des restomods et des transformations en shooting brake de voitures de luxe.
Complexités importantes
Justement, c’est ce type de carrosserie que choisissent les propriétaires de la Rolls-Royce. Le break de chasse est d’abord conçu par ordinateur par l’équipe de van Roij qui tente de créer une ligne la plus fidèle de l’esprit dans lequel cette voiture a été conçue au milieu des années 60. Le but est de faire de ce véhicule une évidence au point qu’on pourrait penser qu’il était sorti de l’usine sous cette forme.
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Séduits pour le projet qui leur est présenté, les propriétaires de la voiture font part de requêtes peu banales à Niels van Roij. Pratiquant tous les deux le triathlon, ils demandent qu’un dispositif leur permettant de transporter leurs vélos soit incorporé dans la carrosserie. Ce n’est pas tout car ils participent régulièrement à des rallyes historiques et ils souhaitent que les dossier des sièges arrière puissent se rabattre pour former un plancher plat afin d’emporter un maximum de choses dans le coffre.
Le problème est que le Corniche Coupé dispose d’un gros réservoir de carburant à cet endroit. Qu’à cela ne tienne, l’équipe de van Roij perce un grand trou dans le plancher arrière, conçoit un sous-châssis arrière spécifique et un nouveau réservoir de façon à pouvoir intégrer un porte-vélo escamotable électriquement qui est parfaitement intégré dans le pare-chocs arrière.
Travail incroyable
Vous vous en doutez, la conception de ce véhicule a pris énormément de temps avec de nombreuses réunions de concertation avec les propriétaires. Finalement, la transformation de « Henry » devenu logiquement « Henry II » avec la touche de van Roij a demandé pas moins de 7.000 heures de travail et un budget qui doit être délirant.
Pour transformer le coupé en shooting brake, les carrossiers presque coupé la voiture en deux, derrière les montants B, et ont formé la ligne fuyante du toit à la main, de même que les montants C qui été soudés sur les ailes arrière d’origine. Le hayon a également été créé de toutes pièces par des artisans hautement qualifiés.
L’habitacle a également été entièrement restauré avec de nouvelles boiseries, du cuir à profusion et des touches de tweed. Un trip master Brantz a également été intégré dans la voiture, de même qu’un nécessaire de nettoyage pour les vélos, des miroirs à l’arrière et un ensemble de bagages réalisés sur mesure qui font que cette Rolls-Royce shooting brake n’est pas un break familial comme les autres…
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