Lorsque les températures grimpent, il faut s’hydrater et boire de l’eau. Oui, mais voilà : cette eau est parfois oubliée sur le siège passager depuis plusieurs heures ou jours. Et ça peut être dangereux. En réalité, des études récentes mettent en garde contre la consommation d’eau ayant stagné dans des bouteilles en plastique exposées à la chaleur. En cause : la libération de microplastiques, des particules de moins de 5 mm omniprésentes dans notre environnement, nos aliments et notre eau potable.
Or, il se trouve que les bouteilles à usage unique sont généralement fabriquées en polyéthylène téréphtalate (PET), un plastique dont la structure chimique n’est pas parfaitement stable. Selon Bill Carroll, professeur de chimie à l’Université de l’Indiana interrogé par The Washington Post, le plastique est constitué d’un « réseau enchevêtré » qui peut, avec le temps, laisser s’échapper des molécules indésirables. Et ce phénomène s’accélère fortement sous l’effet de la chaleur.
Soleil et UV : un cocktail explosif
Une étude publiée en 2023 a montré que l’exposition combinée à la chaleur et aux rayons ultraviolets (UV) augmente significativement la dégradation des plastiques. Des échantillons de PET exposés à des conditions extrêmes ont libéré davantage de micro et nanoparticules que ceux conservés au frais, à l’abri de la lumière.
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Ces particules, notamment les nanoplastiques (de taille inférieure à un micromètre donc), posent un risque sanitaire, car ces particules peuvent s’accumuler dans divers organes : dans le foie, les reins, le cerveau, les poumons et même dans le placenta et le lait maternel. Des recherches sont toujours en cours, mais plus les choses avancent, plus la situation semble problématique.
Une exposition répétée et des risques
S’il n’y a pas lieu de paniquer après une consommation occasionnelle d’eau restée dans une voiture, les spécialistes insistent sur le risque d’exposition répétée. Il est ainsi conseillé d’éviter de laisser une bouteille entamée dans un habitacle surchauffé, car la chaleur contribue aussi à la prolifération d’agents pathogènes. Les risques encourus sont donc polymorphes.
Quelle alternative aux bouteilles PET ?
Face à cette réalité, il existe toutefois des solutions simples. Il suffit en effet de remplacer la bouteille en plastique par des gourdes réutilisables et isothermes qui permettent de conserver la fraîcheur de l’eau, tout en limitant l’exposition aux agents potentiellement nocifs. Cela dit, elles aussi, il faut les conserver à l’abri des rayons directs du soleil. Autant le savoir...
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