Si la plupart des conducteurs connaissent les risques du sous-gonflage, peu prennent réellement conscience des dangers du surgonflage. Or, rouler avec des pneus trop gonflés peut aussi constituer un problème, notamment en été lorsque le cagnard se déchaîne. Une pression excessive modifie en effet en profondeur le comportement de la voiture : devenus plus rigides, les pneus absorbent moins bien les irrégularités de la chaussée avec, à la clé, une chute du confort chute, une augmentation des vibrations ainsi que des chocs qui se répercutent plus brutalement dans l’habitacle. Et dans le pire des cas, pour celles et ceux qui empruntent régulièrement des routes dégradées, certains éléments intérieurs peuvent même se desserrer.
Mais au-delà de l’inconfort, le surgonflage altère aussi la maniabilité du véhicule. Un pneu surgonflé offre une surface de contact plus réduite avec le sol, ce qui dégrade l’adhérence surtout sur sol mouillé ou glissant. La stabilité, la tenue de route en virage en sont affectées tout comme les distances de freinage qui sont allongées. Rappelons qu’en cas de manœuvre d’urgence, ces quelques centimètres carrés de gomme en moins peuvent faire toute la différence.
Enfin, ceux qui pensent qu’un pneu surgonflé s’use moins ont tout faux. C’est en effet l’inverse qui se produit. L’usure est accélérée tandis qu’elle se concentre au centre de la bande de roulement, ce qui raccourcit la durée de vie du pneu. Mais ça peut aller plus loin encore : sur le long terme, le surgonflage peut même aller jusqu’à endommager des pièces de la suspension et du châssis. Les réparations risquent donc d’être élevées.
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Des exceptions encadrées
Cela dit, surgonfler les pneus n’est pas toujours une erreur. Dans certaines situations bien précises, un léger ajustement peut en effet être recommandé. C’est le cas lorsqu’on transporte une lourde charge – comme un coffre rempli pour les vacances – ou lorsqu’on tracte une remorque ou une caravane. Dans ce cadre, ajouter à la pression recommandée environ 0,2 bar peut améliorer la stabilité. Mais à condition bien entendu de revenir à la pression normale après le trajet.
Pendant les mois d’hiver, une légère surpression peut aussi être justifiée pour des raisons physiques : l’air froid fait baisser la pression interne des pneus. Le manufacturier Nokian, par exemple, recommande d’ajouter 0,1 bar de pression pour chaque baisse de 10 °C, afin de conserver la pression recommandée à température ambiante. Cette précaution est évidemment inutile en été. Il est dans l’absolu recommandé de ne jamais dépasser 3 bars, sauf indication spécifique du constructeur.
Un contrôle régulier nécessaire
Au fil des semaines, les pneus perdent naturellement de l’air. Jusqu’à 0,1 bar par mois, même à l’arrêt. Il est donc comme toujours conseillé de vérifier la pression au moins une fois par mois ou avant chaque long trajet. Il est essentiel de procéder à cette vérification à froid, car la chaleur fausse les mesures. Conseil supplémentaire : lorsqu’elle est présente dans le véhicule, n’oubliez pas de vérifier aussi la pression de la roue de secours.
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