Étude : qui de la voiture électrique ou thermique émet le plus de poussières de frein et de pneus ?

Les voitures électriques ne polluent pas ? C’est évidemment faux, car il faut bien produire l’électricité qu’on pousse dans leur batterie tandis que le roulement de leurs pneus ou l’actionnement de leurs freins émet aussi des particules fines. Sur ce dernier point, elles sont d’ailleurs souvent pointées du doigt en raison de leur poids supérieur. Mais est-ce fondé. Une étude britannique répond définitivement à cette question.

Publié le 2 juin 2025
Temps de lecture : 4 min

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Étude : qui de la voiture électrique ou thermique émet le plus de poussières de frein et de pneus ?

Les voitures électriques émettent moins de CO2 que les thermiques sur un cycle de vie, c’est un fait acquis. Mais, ça, c’est pour les rejets de gaz carbonique. Qu’en est-il de la pollution par particules fines ? Certes, il n’y a pas de moteur thermique, donc pas de particules issues de la combustion, mais ça n’empêche pas les voitures à accumulateur d’en émettre en raison du roulement des pneumatiques sur la chaussée, mais aussi de l’utilisation des freins. En effet, lorsqu’on freine, les garnitures frottent contre les disques, ce qui entraîne une usure et une dispersion de matière, donc une émission de particules. Or, ces particules possèdent naturellement un impact sur l’environnement et la santé publique puisqu’elles sont responsables de maladies respiratoires et cardiovasculaires, entre autres...

Sur l’aspect de la production des particules fines lors des phases de freinage, la voiture électrique est souvent pointée du doigt. Car celle-ci est plus lourde. Donc, elle devrait mettre davantage son système de freinage à contribution. Logique ? En fait, pas vraiment, car cette vision est simpliste et ce serait oublier que la voiture électrique freine d’abord via un processus de régénération de la batterie. Mais dans quelle proportion cela intervient-il ? Est-ce au final plus ou moins d’une voiture thermique ? Et justement, une étude de l’EIT Urban Mobility (un organisme lié à l’Union européenne) et de Transport for London tranche définitivement cette question.

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© Green Drive

83% de moins

Les conclusions de l’étude sont sans appel : les voitures électriques émettent en moyenne 83% de poussières de frein en moins que les voitures thermiques. Et l’étude d’indiquer que ce résultat est largement dû justement au freinage régénératif qui fait de manière très schématique tourner le moteur électrique à l’envers pour que celui-ci renvoie de l’électricité dans la batterie. Il en résultat donc une réduction nette de la sollicitation du système de freinage mécanique. Comme il y a moins de frictions, il y a donc moins de particules émises.

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Les chercheurs ont en outre étendu leur étude aux voitures hybrides et hybrides rechargeables qui fonctionnent aussi avec des systèmes de régénération de la batterie, même si c’est dans une moindre mesure. Et là aussi, il y a des gains par rapport aux voitures 100% thermiques : entre 10 et 48% pour les hybrides autorechargeables (selon la technologie utilisée) et 66% pour les hybrides rechargeables.

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Les pneus aussi

Pour être complète, l’étude a pris aussi en considération les particules émises par les pneus et leur usure sur la chaussée. Et là aussi, le fait que les voitures électriques sont plus lourdes, disposent souvent de pneus plus larges (car elles sont plus puissantes et lourdes justement) et renforcés laisse aussi penser qu’elles seraient plus émettrices que les thermiques. Mais ce n’est à nouveau pas le cas.

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Pour calculer l’impact des particules émises par les pneus, les chercheurs sont partis du principe que les voitures électriques sont en moyenne plus lourdes de 20% que leurs homologues thermiques, tout en soulignant que, dans la réalité, ce n’est pas nécessairement le cas. Exemple : la Tesla Model 3 n’est que 5% plus pesante qu’une Série 3 thermique. Mais malgré ce postulat, les conclusions sont formelles : les voitures électriques émettent moins de particules de pneus que les thermiques, même si cela n’atteint pas les proportions des freins (ces dernières sont les plus dangereuses, car elles sont plus volatiles).

Au bilan, l’étude estime que les voitures électriques émettent 38% de particules fines en moins que les thermiques sur l’aspect cumulé des freins et des pneus. Le débat est donc définitivement clos, ce qui n’empêche pas les chercheurs de faire une série de recommandations et, notamment, celle de développer des pneus plus durables, des garnitures de frein en composite qui produisent moins de particules ou encore d’éviter les SUV qui aggravent le problème des émissions. Mais ça, c’est pour toutes les motorisations.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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