Il y a peu, l’affaire des airbags Takata refaisait surface en Belgique. Plus de 28.000 véhicules issus de toutes marques du groupe Stellantis (mais il y en a aussi chez d’autres marques), devaient repasser par l’atelier pour obtenir un remplacement du coussin de protection. Mais cause ? Des airbags susceptibles d’exploser au moment de leur déclenchement et qui peuvent alors projeter des fragments métalliques dans l’habitacle. Une femme a d’ailleurs trouvé la mort en France suite à ce défaut. Cela dit, ce danger est connu de longue date, mais les corrections ont tardé à arriver. La situation a finalement conduit le groupe à émettre, dans certains cas, un ordre de « stop drive », une alerte ultime obligeant les conducteurs à cesser sans délai l’usage de leur véhicule.
Après cet épisode (toujours en cours de traitement) ainsi que les problèmes liés aux moteurs PureTech (casse des courroies de distribution), Stellantis est à nouveau contraint d’organiser une vaste campagne de rappel.
Le problème se situe cette fois dans la liaison haute pression entre la pompe et la rampe d’injection. En cas de desserrage ou d’absence d’écrou, du carburant peut fuiter. Outre les odeurs d’essence, un témoin moteur peut s’allumer selon le constructeur. Et dans le pire des scénarios, cette fuite pourrait provoquer un incendie.
18.500 véhicules belges rappelés
La campagne touche au total 18.500 véhicules circulant en Belgique, tous sortis d’usine après 2021. Les modèles concernés sont donc récents et il s’agit essentiellement des Citroën (C3, C3 Aircross, C4, C5 Aircross, C5X), Peugeot (208,308, 408, 2008, 3008, 5008) et Opel (Corsa, Astra, Mokka, Grandland) ainsi que certains véhicules Fiat, Jeep (Avenger) et Alfa Romeo (Junior). Le rappel a été lancé à la suite de constats faits en atelier où des raccords sur la rampe d’alimentation haute pression de carburant se sont révélés mal serrés.
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En théorie, les propriétaires sont censés recevoir de la part de la marque une lettre de rappel les invitant à se rendre dans leur garage afin de faire vérifier dans un premier temps et, si nécessaire, de resserrer les raccords. L’intervention est naturellement gratuite et elle ne dépasserait pas une heure d’immobilisation. Il faut rassurer toutefois : Stellantis indique qu’il s’agit d’une mesure préventive et qu’aucun n’incident n’a été recensé à ce jour. Le constructeur fait donc preuve de transparence. Il demande simplement une certaine vigilance aux odeurs de carburant ou à l’allumage du témoin « service » au tableau de bord, comme déjà évoqué.
Stellantis prend donc le taureau par les cornes et le groupe agit en amont avant même que les problèmes n’apparaissent sur la route. C’est dans cette optique que s’inscrit ce rappel en cours. Pour info, en Belgique, le constructeur aurait déjà remplacé plus de 80% des airbags défectueux liés au scandale Takata.
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