Créée en 1956 en pleine époque franquiste, la marque espagnole Santana s’est fait connaître en produisant localement des Land Rover sous licence. Ses produits, rustiques et particulièrement fonctionnels, connaissent un certain succès dans la péninsule. En 1983, le constructeur britannique décide de cesser toute collaboration et Santana lance alors son premier modèle, largement inspiré du Land Rover.
Très daté aussi bien techniquement qu’au niveau de leur style, les Santana connaissent de moins en moins de succès. En 1986, la marque signe un accord avec Suzuki pour produire le Samourai, ce qui permet d’éviter des taxes frappant les véhicules assemblés au Japon. Le succès est au rendez-vous et l’usine tourne alors à plein régime. Cette collaboration se poursuit jusqu’au Vitara, avant que Santana ne fasse de nouveau cavalier seul.
Un accord est signé avec Iveco et celui-ci débouche sur le Massif, un véhicule tout-terrain pur et dur. Par la suite, Santana présente le Campagnola, une version civile d’un véhicule militaire. Les ventes chutent et en 2011, la firme ne peut éviter la faillite qui se solde par la mise au chômage de 1.341 personnes.
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Pick-ups rebadgés
Alors qu’on pouvait penser que la marque Santana était morte et enterrée, voici qu’elle ressurgit de nulle part ! C’est dans l’usine « historique » de Linares que la production à repris, avec les pick-up 400D et 400 PHEV. En réalité, il ne s’agit pas de nouveaux véhicules puisque ceux-ci sont des Dongfeng / Zhengzhou Nissan Z9, un modèle vendu en Chine.
Le Santana 400D dispose d’un « bon vieux » moteur turbo diesel de 2,3 litres développant 190 ch et 500 Nm. Il est associé au choix à une boîte de vitesses manuelle ou à une transmission automatique fournie par ZF. La capacité de remarquage est de 3.200 km. Plus évoluée techniquement est la version 400 PHEV qui dispose d’un bloc essence, d’un moteur électrique et d’une batterie d’une capacité de 32 kWh. Le tout développe une cavalerie confortable de 429 ch en combiné. Le rayon d’action en mode 100% électrique est loin d’être ridicule avec 120 km. Avec le réservoir d’essence, celle-ci dépasse les 1.000 km.
D’autres modèles en vue
Quelle que soit la version, le pick Santana est loin d’être dépouillé, lui qui compte jusqu'à 28 systèmes d'assistance et qui dispose d’un niveau d'autonomie 2. Il est également équipé d’un système multimédia et de deux écrans de 10,25 et 14,6 pouces. La version PHEV propose de série les systèmes V2L et V2V.
Ce n’est pas tout car Santana a annoncé avoir signé un accord avec le groupe chinois BAIC pour la production en Espagne de SUV provenant de la gamme de ce dernier. L’avenir de la marque semble donc assuré même si ses produits ne sont actuellement en vente que dans son pays. Là-bas, le 400D se vend autour des 30.000 € HTVA, un prix intéressant par rapport à des véhicules concurrents comme l’Isuzu D-Max ou le Ford Ranger.
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