Le mois de mai 2025 n’aura pas fait de cadeau au marché automobile belge. Avec 34.338 voitures neuves immatriculées, le secteur accuse un recul de -11,7% par rapport à mai 2024, selon les données publiées conjointement par le SPF Mobilité et la FEBIAC. Si le mois comptait un jour ouvrable de moins que l’année passée, cette donnée ne suffit évidemment pas à expliquer l’ampleur de la baisse. Le phénomène s’inscrit d’ailleurs dans une tendance baissière depuis le début de l’année, avec une chute de -9,7% sur les cinq premiers mois.
Le tableau n’est pourtant pas uniformément sombre. La clientèle privée continue de progresser, avec une hausse des immatriculations de +1,6% en mai et +7,4% sur l’année. C’est toujours du côté des professionnels que l’alerte est réelle : le segment chute de -20,1% en mai et de -20,4% sur le total cumulé depuis janvier. Les entreprises, de plus en plus attentives à la réforme fiscale sur les voitures de société, semblent reporter leurs décisions d’achat selon l’analyse de la FEBIAC. Les choses ne sont d’ailleurs toujours pas claires (et elles semblent aussi très complexes) pour les hybrides rechargeables, ce qui n’incite pas les gestionnaires de flottes ou les entrepreneurs à prendre des décisions.
Motorisations : une hiérarchie bien installée
En matière de motorisation, la hiérarchie reste relativement stable. L’essence domine toujours les débats, avec 42% des immatriculations. Viennent ensuite les véhicules électriques, qui représentent 33% du marché, puis les hybrides à 11,2%. Ces trois catégories concentrent donc l’essentiel des ventes, avec une progression importante de l’électrique, malgré le tassement du marché global.
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Dans ce contexte contrasté, certaines marques tirent leur épingle du jeu. BMW reste leader, mais Dacia est la seule à progresser dans le top 5. Le groupe Stellantis affiche une forme éclatante chez Peugeot (+30%) et Alfa Romeo (+55,5%), même si Citroën (-9%) et Opel (-4,5%) souffrent. En revanche, Tesla décroche sévèrement, avec une chute de -56% qui confirme dont l’ambiance générale vis-à-vis de la marque depuis le début de l’année. Mazda perd aussi du terrain.
Les utilitaires légers, grands gagnants ?
À contre-courant du marché des voitures particulières, les utilitaires légers enregistrent une forte croissance. En mai, 6.008 véhicules ont été immatriculés, soit une hausse de +15,96% par rapport à mai 2024. Depuis janvier, les utilitaires ont progressé de +11,5%.
Cette dynamique s’expliquerait par le renouvellement des flottes dans les secteurs de la construction, de la livraison et de la logistique urbaine, mais aussi par la demande croissante d’entreprises confrontées à de nouveaux impératifs opérationnels. Classement des marques dans ce segment : Ford reste en tête, suivi de près par Renault, tandis que Stellantis fait (encore) un carton, avec des hausses spectaculaires pour Peugeot, Citroën, Opel et Fiat Pro.
À la croisée des chemins, le marché automobile belge donne l’image en 2025 d’un secteur qui s’interroge autant qu’il s’adapte. Les prochains mois diront s’il s’agit d’un ralentissement conjoncturel ou du début d’une mutation structurelle, notamment sous l’effet des réformes fiscales.
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