Après des années de promesses et de développements, Tesla semble enfin prêt à faire rouler ses véhicules en mode autonome en Europe. Un feu vert vient en effet d’être allumé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), qui a adopté un amendement clé au règlement 171. Ce texte autorise, à partir du 26 septembre prochain, les « manœuvres initiées par le système » (SIM) sur autoroute.
Concrètement, cela signifie que les Tesla équipées du Full Self-Driving (FSD) pourront changer de voie, accélérer ou freiner sans que le conducteur n’ait à valider chaque action. Jusqu’ici, l’Autopilot devait obtenir l’aval de l’humain pour toute décision, même minime, par exemple en activant le clignotant pour montrer qu’il souhaitait effectuer un dépassement. La nouvelle réglementation introduit donc une forme d’autonomie décisionnelle, mais tout en maintenant une exigence de supervision active.
Un changement réel… mais circonscrit
Cela dit, il ne faut pas croire non plus à l’effet d’annonce. Car les voitures autonomes au sens strict du terme ne sont pas encore là. La réalité est donc plus nuancée. L’autorisation ne concerne tout d’abord que les axes autoroutiers et exclut les environnements urbains. Les fonctionnalités plus complexes du FSD comme une évolution dans les rues, la reconnaissance des feux de signalisation ou le stationnement automatique restent actuellement interdites.
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En outre, sur autoroute, pas question non plus pour le conducteur de piquer un somme. Celui-ci devra garder les yeux ouverts et les mains à portée de volant. La fameuse « conduite sans les mains », souvent fantasmée, reste donc partielle et conditionnelle.
L’Europe sur la voie du progrès
L’entrée en vigueur de cette nouvelle règle ne concerne pas uniquement l’Union européenne : elle s’applique à tous les États qui suivent les normes de la CEE-ONU, comme le Japon et la Corée du Sud. Chaque pays membre peut d’ailleurs encore déposer une objection d’ici septembre, mais les spécialistes estiment à 95% les chances que l’amendement soit effectivement appliqué dans les délais.
Cette décision pourrait aussi mettre un terme à la frustration croissante des propriétaires européens de Tesla qui avaient payé cher pour activer le FSD sans pouvoir en profiter pleinement (7.500 euros en Belgique contre 3.800 euros pour un Autopilot amélioré). Des vidéos circulant récemment sur les réseaux ont montré des essais réussis de conduite autonome dans les rues d’Amsterdam, preuve que le système a l’air techniquement prêt. La semaine dernière, c'est à Paris que Tesla a fait sa démonstration, du côté de l'Arc de Triomphe.
FSD Supervised in Europe, pending regulatory approval pic.twitter.com/PYkcATjSUN
— Tesla Europe & Middle East (@teslaeurope) April 5, 2025
FSD Supervised can handle Arc de Triomphe no problem
— Tesla Europe & Middle East (@teslaeurope) May 16, 2025
If there is a bigger roundabout in France, please let us know in the comments 😀
Pending regulatory approval pic.twitter.com/IPR0jLiOW7
Cela dit, Tesla n’a pas encore confirmé officiellement qu’il activerait le FSD en Europe à la date du 26 septembre 2025. L’entreprise pourrait peut-être décider d’attendre un déploiement plus global ou une levée plus large des restrictions réglementaires avant de franchir le pas. A voir. Reste que pour l’Europe, cette réglementation est une avancée majeure, car le territoire de vieux continent est à la traîne sur cette question face à la Chine ou aux Etats-Unis.
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