L’administration évolue en bien. Depuis peu, les conducteurs débutants qui ont réussi leur examen pratique peuvent introduire leur demande de permis de conduire définitif directement en ligne, via la plate-forme BelDrive. Fini donc de faire la file à la maison communale pour décrocher son précieux sésame.
Concrètement, après s’être identifiés sur BelDrive grâce à leur carte d’identité électronique ou via l’application Itsme, les jeunes conducteurs recevront un message de leur administration communale dès que le document sera prêt. Il ne leur restera plus qu’à se présenter en personne pour retirer leur permis, une formalité destinée bien évidemment à vérifier leur identité.
Lancée en 2022 par le SPF Mobilité, BelDrive intègre peu à peu de nouvelles fonctionnalités et accueille de nouveaux publics. La plate-forme centralise progressivement toutes les procédures liées au permis de conduire : permis provisoire, renouvellements, etc. L’ambition ? Devenir un guichet numérique unique pour alléger les formalités. Ce tournant digital concerne pour l’instant le permis de catégorie B, mais il s’étendra bientôt à tous les types de permis à terme.
Les jeunes conducteurs vraiment responsables ?
Mais au-delà de la facilité d’accès au permis, la question de la responsabilité des jeunes conducteurs sur la route reste toutefois entière. Car en Flandre, un autre volet de la formation post-permis semble poser problème : une partie des jeunes ignore délibérément une obligation pourtant essentielle.
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En effet, en Flandre, les jeunes conducteurs flamands doivent suivre entre six à neuf mois après l’obtention du permis une formation de remise à niveau. Ce module de quatre heures vise à renforcer la conscience des risques encourus à travers des exercices pratiques (freinage d’urgence, conscientisation des distractions au volant, etc.) et une discussion de groupe. Coût : 125 euros.
Oui, mais voilà : malgré cette obligation en place depuis 2017, près de 5% des jeunes conducteurs ne s’y présentent pas, soit un sur vingt. Le phénomène interroge. Est-ce par négligence, par méconnaissance ou parce que le montant du cours est jugé trop élevé ? Plusieurs raisons sont avancées : l’oubli de l’obligation, le manque d’informations ou, pire, le désintérêt.
4.000 euros d'amende
La procédure prévoit des rappels et un délai de deux mois pour se représenter qui facturé 62 euros de plus. Passé ce délai, des poursuites administratives – voire judiciaires – peuvent être engagées. Et même si les tribunaux ne poursuivent généralement pas, des amendes salées tombent : entre 350 et 400 euros en moyenne et parfois jusqu’à 4.000 euros.
Bien que ce comportement ne concerne pas une majorité de jeunes conducteurs, il pose question. Un peu comme si on assistait à relâchement après l’obtention du permis. Or, il faut rappeler qu’un accident sur cinq implique un jeune conducteur. Et justement : ce retour a été imaginé pour contrer les cas de confiance excessive qui s’installent souvent après quelques mois de conduite. Il est connu de tous, on ne peut le nier. Il n’existe pas encore d’étude confirmant l’impact de cette mesure sur la baisse des accidents, mais depuis 2019, on constate une amélioration : les décès et blessures graves impliquant de jeunes conducteurs en Flandre ont chuté de près de -25%.
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