La Flandre revoit en profondeur les modalités d’accès au permis de conduire avec l’objectif de rendre beaucoup plus difficile toute tentative de fraude lors des examens théoriques et pratiques. Selon les centres d’examen flamands, une moyenne d’environ seize tentatives de triche serait constatée chaque jour. Les pratiques vont de l’usurpation d’identité à la diffusion illégale de séries de questions, en passant par des systèmes organisés visant à contourner les épreuves officielles. Face à cette pression croissante, les autorités régionales ont choisi d’agir sur deux leviers : l’identification des candidats et la structure même de l’examen théorique.
Itsme la clé d’entrée
Première évolution majeure : l’inscription aux examens se fera désormais exclusivement via l’application d’identification numérique Itsme. La mesure est déjà appliquée dans la moitié des centres d’examen du nord du pays et elle sera progressivement généralisée pour garantir que la personne qui réserve un créneau est bien celle qui se présente le jour de l’épreuve. Ce verrou vise à neutraliser les cas d’usurpation d’identité, l’un des phénomènes les plus répandu.
Deuxième axe : la diversification des questions. Jusqu’ici, le test théorique reste composé de 50 questions à choix multiple, comme dans le reste du pays. En revanche, la banque de questions utilisée pour générer les examens a été fortement élargie. On parle désormais d’environ 1.700 questions différentes, contre 600 à 700 auparavant. Cela signifie qu’il n’existe plus de séries fixes facilement mémorisables. Les questions sont sélectionnées de manière aléatoire pour chaque candidat et l’ordre des réponses varie également.
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La réforme bénéficie d’un soutien explicite de la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA) qui plaide depuis plusieurs mois pour un renforcement des contrôles.
Et en Wallonie et à Bruxelles ?
La réforme flamande pose inévitablement la question d’un éventuel alignement des autres régions. Depuis la sixième réforme de l’État, l’organisation des examens du permis relève en effet des compétences régionales. Pour l’heure, ni la Wallonie ni Bruxelles n’ont annoncé de mesures comparables à l’obligation d’identification via Itsme.
Le gouvernement wallon a toutefois adopté en 2025 un dispositif visant à renforcer la lutte contre les fraudes et les comportements inappropriés dans les centres d’examen. Mais les mesures restent cependant distinctes de l’approche flamande et aucune généralisation d’une authentification numérique obligatoire n’est prévue à ce stade. Bruxelles, de son côté, n’a pas non plus communiqué de réforme similaire.
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