Politique - Page 19
L’arrivée du permis de conduire à points en Belgique continue de faire débat. Annoncé pour 2024 par le gouvernement, il semble que les choses soient plus compliquées que prévu. En Wallonie par exemple, la ministre en charge de la Sécurité routière estime qu’il n’a pas sa place, car ses effets sont limités.
Récemment, VIAS a fait une sortie pour demander la suppression de la filière dite des 30 heures pour le passage du permis de conduire. Selon l’organisme, cette suppression doit avoir lieu pour des raisons de sécurité routière. D’accord, mais plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une mesure antisociale. Qu’en est-il ?
Cafouillage en Wallonie : en raison de la non-publication des arrêtés d’application, les zones de basses émissions (LEZ) qui devait entrer en vigueur en janvier 2023 ne seront pas instaurées. Dans le contexte, le politique a du se réorganiser. Officiellement, les zones de basses émissions au sud du pays entreront en vigueur au 1er janvier 2025.
La réduction de la vitesse sur les autoroutes en Wallonie – à 100 km/h au lieu de 120 – est une idée qui a germée il y a peu à la fois dans un groupe de travail citoyen, mais aussi dans la cadre de la guerre en Ukraine et de l’explosion des coûts de l’énergie. Cette mesure ne sera finalement pas adoptée. Elle sera remplacée une gestion dynamique de la vitesse et du trafic.
Si la transition vers la voiture électrique est amorcée au niveau européen, certains gouvernements prennent aussi des initiatives. C’est le cas en Flandre avec les LEZ de Gand et d’Anvers qui interdiront sans exception toutes les voitures Diesel dès 2031. Et ce n’est pas tout…
Une étude menée par Etui, le centre indépendant de recherche et de formation de la Confédération européenne des syndicats, dénonce la voiture électrique et les dérives qui s’esquissent autour de ce mode de propulsion. L’auteur n’y va pas de main morte : tricheries programmées, coût pour les citoyens et dérive règlementaire européenne, tout y passe.
L’instauration d’un permis à points est sur les rails en Belgique et, selon les autorités, il devrait être effectif avant la fin de cette législature, c’est-à-dire avant l’été 2024. Mais de nombreuses dissensions apparaissent au sein des politiques, menaçant déjà l’initiative.