La priorité de droite reste l’un des fondements du Code de la route. Mais c’est aussi l’une des règles les plus mal comprises. Une enquête de l’Institut VIAS révélait déjà en 2017 qu’un conducteur sur huit ne connaissait pas les règles de priorité dans les ronds-points. Malheureusement, ces lacunes s’étendent bien au-delà de ce seul cas de figure.
Mais reprenons depuis le début : jusqu’en 2007 en Belgique, un conducteur qui venait de la droite perdait sa priorité s’il s’arrêtait. Depuis le 1er mars de cette année-là, cette disposition a été abolie : le droit de passage est désormais absolu, peu importe que le conducteur marque un temps d’arrêt ou non. Cela dit, cette subtilité semble encore échapper à de nombreux usagers. Il faut dire qu’à l’origine, cette exception 100% belge causait nombre d’accidents en raison d’une interprétation trop personnelle des situations. Aujourd’hui encore, les conflits aux carrefours perdurent, surtout lorsqu’il n’y a pas de feux ou de signalisation.
Globalement, il faut rappeler que la priorité de droite est toujours d’application, sauf si le conducteur circule dans un rond-point ou si celui qui déboule de droite vient d’un sens interdit. Et le principe de priorité de droite vaut aussi dans les parkings et sur les places. Et si le véhicule s’arrête pour laisser passer un piéton ? C’est pareil, le véhicule ne perd pas sa priorité de droite, un aspect pour le moins méconnu.
Il y a aussi des cas où la priorité de droite n’est pas d’application : s’il y a un stop ou un céder le passage, si on débouche d’un chemin de terre ou d’un sentier (même si les premiers mètres sont bétonnés) sur une voie publique assimilée à une chaussée ou si on effectue une manœuvre (changer de bande de circulation, sortir d’un stationnement, faire demi-tour ou marche arrière). Attention toutefois aussi à cette règle : les cycliste sont toujours prioritaires lorsqu'ils viennent de droite, sauf panneau spécifique qui leur indiquerait de céder le passage.
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D’autres cas de figure
Dans les ronds-points, la confusion est aussi généralisée. Selon l’enquête VIAS, seule une personne sur trois est capable d’identifier correctement un rond-point à partir des panneaux. Et 13% des conducteurs pensent – à tort – qu’ils doivent y rouler en permanence sur la bande de droite, alors que le choix de bande dépend de la sortie prévue. Ce sont ces incompréhensions qui expliquent les accrochages fréquents sur ces infrastructures pourtant conçues pour plus de sécurité.
Vraie infraction
Ignorer la priorité de droite ne relève pas de la simple erreur. C’est une infraction du deuxième degré, passible d’une amende allant de 160 à 2.000 euros et d’un retrait de permis allant de huit jours à cinq ans. Une récidive dans les trois ans peut même doubler l’amende. Et en cas d’accident, le conducteur fautif sera difficilement en position de défendre son ignorance.
Depuis 2007, en cas d’accident, les torts sont clairs du côté des assureurs et il n’y a pas plus de contestation, contrairement à avant où la faute et les frais pouvaient encore être partagés. Désormais, celui qui vient de droite est d’office en droit. Le nombre d’accidents dus à un refus de priorité aurait du logiquement baisser depuis 2007. Mais ce n’est en fait pas le cas, car les règles restent trop méconnues.
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