Né en 1886, Henri Chapron se passionne très tôt pour les différents métiers de la carrosserie et apprend leurs techniques dès l’âge de 14 ans. En 1919, il ouvre un atelier à Neuilly et il y recarrosse des Ford T rachetées à des surprlus de l’armée américaine. Celle-ci sont transformées en utilitaires ou en voitures familiales. Les affaires marchent bien et il déménage à Levallois-Perret. Dans cet atelier de plus grande taille, il carrosse des châssis de toutes les marques et devient l’un des spécialistes les plus renommés de la haute couture automobile, tout en réalisant également des autobus et autres véhicules utilitaires.
Après la seconde guerre mondiale, le marché des voitures de luxe change car les constructeurs adoptent de plus des carrosseries autoportantes vendues d’usine. C’est le déclin pour Henri Chapron qui chercher de nouveau débouchés. En 1956, celui-ci découvre la nouvelle Citroën DS qui n’existe au départ qu’en berline. Utilisant une plateforme rigide sur laquelle vient se boulonner la carrosserie, cette voiture à la technique révolutionnaire a beaucoup de potentiel à ses yeux et à ceux de sa clientèle vieillissante. Il développe dans un premier temps un cabriolet deux places baptisé « La Croisette » et un autre, quatre places, appelé « Le Caddy ».
Succès
Ces Cabriolets connaissent un tel succès que Citroën s’adresse directement à Chapron pour réaliser une version « usine ». Quelques 1.365 exemplaires de cette DS ouverte au vent sont réalisés. Cependant, à côté de cette activité, la carrosserie Chapron continue à réaliser des voitures exclusives pour des clients qui en ont les moyens.
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C’est comme cela que le modèle « Le Caddy » continue sa carrière. Malgré un prix de vente très costaud, 37 exemplaires ont été fabriqués, tous selon les spécifications requises par les clients. En 1962, lorsque la DS fait l’objet de ce qu’on appelle aujourd’hui un facelift, certains clients de Chapron exigent des voitures avec le look des débuts de la DS et les améliorations amenée par ces modifications : passage de 6 à 12 volts, hydraulique haute pression et problèmes de jeunesse corrigés.
Restauration onéreuse
Chez le carrossier français, le client est roi et trois véhicules adoptant cette configuration sont construits. Datant de 1962, l’un deux est actuellement à vendre chez le marchand néerlandais DTM Collectibles.
Selon l’annonce, la restauration de cette voiture aurait coûté à elle seule plus de 500.000 € et se serait étalée sur une période de 4 ans. Le propriétaire précédent n’a malheureusement pas pu terminer les travaux et la voiture a finalement été achevée par DTM Collectibles. Dans un état remarquable, cette DS « Le Caddy » est annoncée au prix de 325.000 €, ce qui en fait une des Citroën les plus chères sur le marché actuellement.
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