Lancée en 1962, la Ferrari 250 GTO était une voiture de course pensée pour être la plus rapide et la plus stable à haute vitesse. Prévue pour les courses de véhicules de tourisme, elle représentait à elle seule l’étendue du savoir-faire de la marque au cheval cabré avec une carrosserie en aluminium, une aérodynamique travaillée, des freins à disques, un châssis tubulaire et le mythique moteur V12 « Colombo » de 3 litres développant 300 ch.
Très extrême dans sa conception, la 250 n’était vendue qu’à des écuries ou à des clients triés sur le volet choisis par Enzo Ferrari pour représenter la marque sur les circuits du monde entier. En deux années de production, seules 33 voitures ont été produits, auxquelles il faut ajouter 3 exemplaires avec une carrosserie modifiée en 1964.
12e exemplaire produit
Véritable machine à gagner, la 250 GTO s’est illustrée au Mans, à Daytona, à Spa ou encore au Tour de France automobile avec des pilotes de renom comme Jean Blaton, David Piper, Jean Behra ou Lucien Bianchi. Le plus étonnant est que cette voiture était homologuée pour circuler sur la route et qu’elle a également remporté plusieurs rallyes. On n’imagine plus aujourd’hui un véhicule gagner Le Mans, puis se faire remarquer dans des spéciales au beau milieu de la campagne !
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Appartenant à Jon Shirley, ancien patron de Microsoft, la 250 GTO châssis 3729 GT a une histoire incroyable. Douzième exemplaire produit en 1962, cette voiture a la particularité d’être la seule 250 GTO à avoir été livrée en blanc, une couleur qui n’a été retrouvée que dans les années 2020 sous la peinture rouge qui recouvrait sa carrosserie depuis des dizaines d’années.
En janvier prochain
Le palmarès de la 250 GTO châssis 3729 GT n’est par contre pas le plus riche de cette lignée prestigieuse. Elle a été commandée neuve par le britannique John Coombs qui faisait courir des GT et surtout des Jaguar Type E, un modèle concurrent particulièrement véloce. La Ferrari n’a participé qu’à des courses en Grande-Bretagne et son fait d’armes le plus marquant est une deuxième place au Tourist Trophy 1962 sur le circuit de Goodwood, avec Graham Hill à son volant.
Cet historique plutôt « léger » mais néanmoins extrêmement limpide ne risque pas d’avoir un impact sur la valeur de cette valeur à la teinte d’origine unique. Toutes les 250 GTO encore existences sont au moins de richissimes collectionneurs qui les conservent jalousement. Les transactions sont donc très rares et les places au sein du club très fermé des possesseurs de ce modèle mythiques sont extrêmement chères. Le châssis 3729 GT sera proposé aux enchères par Mecum lors de sa vente de Kissimmee en janvier prochain. À grand renfort de communications depuis l’été dernier, la maison américaine fait monter la pression auprès des rares privilégiés à pouvoir s’offrir cette 250 GTO dont le prix pourrait allègrement dépasser les 50 millions de dollars.
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