Les pneus des voitures anciennes : 5 pièges à éviter !

Non, on ne chausse pas une voiture ancienne comme on chausse une voiture moderne ! En se baladant dans les rencontres de véhicules anciens, on remarque rapidement que de nombreux véhicules sont mal équipés ! Voici 5 erreurs très courantes et à éviter coûte que coûte !

Publié le 20 juillet 2025
Temps de lecture : 4 min

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Les pneus des voitures anciennes : 5 pièges à éviter !

1. Un pneu de voiture moderne

« De par sa conception et ses épures de suspension, une voiture ancienne va davantage bouger sur ses pneus », nous explique Maxime Slegers, de SLG Classic Cars. « Le problème, c’est que beaucoup de pneus modernes sont très carrés et ne sont pas prévus pour autant travailler sur les flancs ! En effet, contrairement à une voiture actuelle, le pneu n’est pas toujours perpendiculaire à la route. » Voilà pourquoi Maxime conseille à ses clients de regarder plutôt du côté des refabrications de pneus anciens qui non seulement présentent un dessin vintage, mais sont aussi plus adaptés à un véhicule d’un autre âge ! « Un pneu chinois au look ancien, c’est généralement mieux qu’un pneu de camionnette ou, pire encore, de remorque ! »

Bon à savoir : de nombreux manufacturiers proposent aujourd’hui ces pneus au look « rétro », mais dotés des dernières technologies. On fera tout de même une exception : privilégiez toujours les pneus radiaux, même si le véhicule était doté à l’origine de pneus à structure « diagonale ». Le comportement routier et la sécurité seront transfigurés !

2. Ignorer les dimensions d’origine

Si aujourd’hui les voitures sont chaussées de gros « boudins » assez larges, il en allait complètement différemment il y a plus de 30 ans ! Dans les années 50 et 60, les pneus faisaient souvent 155 mm de large, ce qui peut paraître riquiqui aujourd’hui. Histoire de viriliser le look, de nombreux propriétaires sont donc tentés de monter en taille… Il vaut mieux oublier cette idée et s’en tenir aux spécifications d’origine : les trains roulants n’étaient pas prévus pour encaisser ces montes aussi larges, avec des conséquences en matière de durabilité des composants et de comportement routier. En outre, ce n’est tout simplement pas conforme aux spécifications du constructeur, ce qui pourrait entraîner une carte rouge au contrôle technique !

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Notez toutefois que certaines dimensions de pneus ne sont tout simplement plus disponibles : dans ces cas-là, il n’y a évidemment pas d’autre choix que de chercher une cote qui s’en rapproche le plus. C’est toujours mieux que de monter un vieux jeu de pneus !

3. Négliger l’âge du pneu

Attention, c’est probablement l’un des pièges les plus classiques : ce n’est pas parce que le pneu paraît encore bon et que son dessin semble intact qu’il est bon pour la route ! Avec le temps, la gomme durcit et des fissures apparaissent… En matière d’adhérence, c’est une catastrophe ! Dans les cas les plus extrêmes, le pneu peut même aller jusqu’à l’explosion (expérience vécue). Pour faire court, 10 ans, c’est un maximum pour un pneu, même s’il n’a jamais été utilisé, car il perd ses performances. Surveillez la date de fabrication (code DOT), indiquée en semaines et en années.

4. Pas de chambre à air

Sur les véhicules les plus anciens, et notamment ceux équipés de roues à rayons, les jantes sont souvent prévues pour être montées avec des chambres à air. Attention, si c’est le cas, au bon choix du pneu : de nombreux pneus modernes tubeless ne peuvent être montés avec des chambres à air, sous peine de frottements et d’usure interne accélérée (expérience vécue, là encore !). Maxime précise toutefois que « les roues à rayons refabriquées aujourd’hui sont prévues pour des pneus tubeless, soit sans chambre à air ».

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5. S’en tenir à la pression préconisée à l’époque

« Jusque dans les années 60-70, les pressions préconisées par les constructeurs étaient toujours très basses. Aujourd’hui, avec les pneus modernes plus carrés, il vaut mieux viser un peu plus haut », précise Maxime. Renseignements pris du côté des spécialistes, une pression « entre 1,8 et 2,2 bars » est généralement préconisée. Ici, ça devient forcément un peu plus empirique : la pression sera donc à adapter en fonction du comportement du véhicule et de l’usure du pneu.

Bonus : attention à la géométrie !

Un petit dernier pour la route ? Si vous changez de pneus, profitez-en pour faire une géométrie ! Le surcoût est assez négligeable au vu du gain en sécurité ! Une voiture avec une géométrie déréglée, ce sont en effet des risques en matière de sécurité, de tenue de route, mais c’est aussi une usure accélérée et inégale du pneu !

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Par François Piette Rédacteur automobile

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