Lancé en 1996, le Boxster est né d’une nécessité vitale : Porsche est alors au bord du gouffre financier. La solution ? Rationaliser. Voilà donc pourquoi le Boxster partage autant d’éléments avec la future 911 (996) ! Le pari est risqué… mais le succès est immédiat et surtout, il ramène une nouvelle clientèle dans les concessions !
Une petite Porsche ? Oui, mais une vraie !
Bon, mais est-ce vraiment une Porsche ? Franchement, tous les ingrédients y sont : une architecture et un look qui rappellent la 550 Spyder, un vrai flat-six à la voix métallique, un compte-tours central et surtout, un comportement routier très efficace ! Bref, pas de doute, le Boxster mérite pleinement son blason.
Des débuts trop timides ?
On ne va pas se mentir : si vous êtes habitué aux sportives actuelles, le premier Boxster vous laissera peut-être un peu sur votre faim. Le moteur 2,5 l manque de tonus à bas régime, la finition laisse franchement à désirer et la boîte ne compte que 5 rapports. Mais Porsche rectifie rapidement le tir, d’abord en réalésant le moteur à 2,7 litres, puis en proposant une version S de 3,2 litres dont les performances sont d’un tout autre calibre ! Cette fois, ça y est, le Boxster ne peut plus être considéré comme une 911 au rabais : c’est devenu un sacré pétard ! En 2005, Porsche présente une nouvelle génération, plus mature, mieux finie : la 987. Une nouvelle venue qui ne chamboule pas l’espèce, mais qui la bonifie dans le détail !
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Comment ça roule ?
Très bien ! Plus équilibré que mamy 911, le Boxster est un formidable scalpel sur routes tourmentées ! Et l’avantage de cette version 986, c’est qu’elle n’a pas encore l’étagement de boîte taillé pour les lacs salés de Bonneville, ni l’adhérence paranormale de ses petites filles. Ce qu’il faut comprendre ? C’est qu’en dépit d’une puissance mesurée (après tout, la puissance de la S sera celle de la version de base, 20 ans plus tard), elle reste l’une des Porsche les plus faciles à exploiter sur route ! Cheveux au vent, train avant précis (surtout pour l’époque), avec les partitions rageuses du flat-six dans le dos : en faut-il beaucoup plus ?
En outre, à vivre, c’est un vrai bonheur : les deux coffres sont de vrais alliés pour les week-ends prolongés, l’ergonomie est toute germanique et tous les gabarits ont leurs aises !
Les versions à viser
Si vous cherchez la plus abordable, il faudra lorgner vers la 2,5 l des débuts. Honnêtement ? Même s’il s’agit de la version la plus historique, on la met de côté et on se tourne vers la 2,7 l, plus homogène, plus agréable et plus… Porsche dans son tempérament. Quant au Boxster S 3.2 l, c’est évidemment le plus grisant à piloter ! Dans tous les cas, on évitera les boîtes Tiptronic, qui lissent le tempérament mécanique et sont moins recherchées. Les ultimes 986 (2003 et 2004) sont réputées les plus abouties.
Les défauts à surveiller
Bon, ce fameux IMS, on en parle ? Ces trois lettres font peur : il s’agit d’un roulement d’arbre intermédiaire qui, quand il lâche, entraîne une apocalypse mécanique ! Mais bon, on va se rassurer : le problème est connu, n’est pas aussi répandu qu’on le dit et il y a de fortes chances que l’exemplaire convoité ait été fiabilisé… Mais certains spécialistes insistent sur le fait qu’il s’agit bien d’une pièce d’usure, à remplacer régulièrement !
Ce n’est pas le seul point d’attention : le Boxster n’est pas construit aussi solidement que les « 911 à air » et cela se ressent, trente ans plus tard ! Les 2,5 l sont réputées les plus fragiles, même si ce moteur semble moins sujet aux problèmes d’IMS. Dans tous les cas, on vérifie soigneusement tout le véhicule, avec une attention particulière envers le vase d’expansion (les moquettes sont-elles bien sèches ?), la pompe à eau, les radiateurs avant, les drains de capote et le joint spi arrière. Ajoutez à cela des plastiques intérieurs parfois fatigués et une lunette arrière de capote qui peut mal vieillir sur les premières versions !
Au final, comme souvent chez Porsche, le vrai danger n’est pas forcément le kilométrage, mais le manque d’entretien ! A ce sujet, demander un rapport « PIWIS », qui donnera le nombre d’heures d’utilisation et… le nombre de surrégimes !
Combien ?
Le Boxster a longtemps végété à des prix indécents pour le blason… Ce n’est plus vraiment le cas. Des exemplaires fatigués à moins de 15.000 euros existent encore, mais les belles autos, saines, suivies et bien configurées, commencent sérieusement à remonter et peuvent frôler les 30.000 euros dans le cas d’une version S ! Aujourd’hui, comptez en moyenne entre 20.000 euros et 25.000 euros pour une 986 présentant correctement.
On craque ?
Oui… mais sûrement pas sur la moins chère ! La 986 est aujourd’hui l’une des portes d’entrée les plus intelligentes dans le monde Porsche : une vraie personnalité, une vraie histoire et surtout, le plus important pour une Porsche, un vrai plaisir de conduite. Bref, à vous de trouver la perle rare !
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