Dubaï est connue pour son luxe ostentatoire. Ce qui s’est encore vérifié récemment avec une vente aux enchères autour de plaques d’immatriculation. En l’occurrence, la plaque « CC22 » a été vendue pour 8,35 millions de dirhams, ce qui équivaut à environ 2 millions d’euros. La vente aux enchères en question a été organisée par la Roads and Transport Authority (RTA) de Dubaï.
Mais qu’est-ce qui explique un prix pareil ? En réalité, cette situation découle de la symbolique et de la rareté des plaques courtes. Elles sont en effet perçues comme des signes de statut social élevé et de prestige.
Plus chère qu’une hypercar
Ce qui est étonnant, c’est que cette plaque s’est vendue plus cher qu’une hypercar du type Pininfarina Battisa qui coûte neuve 1,95 million d’euros. Pourtant ce type de voiture est une merveille de technologie avec une mécanique qui développe 1.900 chevaux pour un couple de 2.300 Nm. L'hypercar hybride peut même accélérer de 0 à 100 km/h en moins de deux secondes et atteindre une vitesse maximale de 350 km/h. Et elle est aussi un exemple d’exclusivité puisqu’elle a été produite à seulement 150 exemplaires. Il est donc tout à fait étonnant qu’un bout de métal imprimé soit vendu aussi cher.
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En Belgique, un engouement croissant
On le sait : les Belges aiment aussi les plaques d'immatriculation personnalisées. Elles connaissent d’ailleurs un succès croissant chez nous. En 2023, 13.286 demandes avaient été enregistrées, contre 11.314 en 2022, marquant une augmentation de +17,4%. Depuis l'introduction de cette possibilité en 2014, environ 86.330 plaques personnalisées ont été réservées. Chaque plaque coûte 1.000 euros, générant ainsi des revenus significatifs pour l'État belge.
Les motivations des propriétaires varient : certains choisissent des inscriptions liées à leur activité professionnelle, comme « PISCINE » pour un installateur de piscines, tandis que d'autres optent pour des messages personnels ou humoristiques.
Éviter les abus
Malgré l'engouement, des règles strictes encadrent les immatriculations personnalisées. Les combinaisons offensantes, politiques ou susceptibles de confusion avec des plaques officielles sont interdites. En 2023, environ 1,3% des demandes ont été refusées pour ces raisons. Mais parfois, certaines plaques passent entre les mailles du filet, comme ça avait été le cas avec la plaque « HH88 » qui faisait référence au nazisme. Elle a été supprimée. Plus que jamais, les plaques personnalisées reflètent donc une certaine conception du statut social, des passions ou l'humour des propriétaires.
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