Contrôle technique : la Flandre veut supprimer le contrôle renforcé à la revente

La Flandre envisage de supprimer le contrôle technique renforcé lors de la revente des véhicules d’occasion. Cette réforme qui promet plus de fluidité pour le marché et les centres d’inspection. Mais cette mesure sera-t-elle étendue au reste du pays ? Non, car la Wallonie s’y oppose.

Publié le 30 janvier 2026
Temps de lecture : 4 min

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Contrôle technique : la Flandre veut supprimer le contrôle renforcé à la revente

Le marché belge de la voiture d’occasion a la vent en poupe. En 2025, le nombre de transactions en encore légèrement augmenté et le marché de la seconde main est le premier en Belgique, loin devant le neuf. Dans ce contexte, la Flandre souhaite alléger un dispositif qu’elle contraignant : le contrôle technique spécifique exigé lors de la revente d’un véhicule.

Concrètement, lors d’une revente, les inspecteurs du contrôle technique vont nettement plus loin que pour une inspection périodique classique. En plus des vérifications habituelles, une trentaine de points supplémentaires sont examinés afin d’évaluer l’état réel du véhicule au moment de la transaction. Ces contrôles renforcés portent notamment sur les organes de sécurité majeurs – système de freinage, suspension, direction, essieux, état des pneus et des trains roulants –, mais aussi sur la structure du véhicule, les éventuelles traces de corrosion, les fuites mécaniques, ainsi que la conformité administrative (documents, identification du véhicule). L’objectif n’est pas seulement de vérifier que le véhicule peut circuler, mais de détecter des défaillances techniques parfois invisibles pour l’acheteur et qui sont susceptibles d’engendrer des coûts importants ou de compromettre la sécurité après la vente.

Un point de plus dans la modernisation

Mais la Flandre n’en veut plus et cette suppression figure dans un plan plus large de modernisation de la politique de contrôle des véhicules porté par la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA). Ce contrôle renforcé serait donc abandonné, à la fois pour les voitures, mais aussi pour les motos et le processus s’en tiendrait donc aux prescriptions habituelles qui valent pour le contrôle technique périodique.

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© Autosécurité

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Avec cette nouvelle réforme, le gouvernement flamand entend certes simplifier les démarches et adapter le système actuel de contrôle technique à un parc automobile plus récent, considéré comme plus fiable et davantage suivi par les professionnels. Mais, en filigrane, il s’agit aussi de réduire le temps passé par ces véhicules dans les centres d’inspection dont le niveau d’engorgement reste problématique.

Comme de bien entendu, la ministre assure que cette réforme ne changera rien pour le Car-Pass, ce document anti-fraude qui renseigne du kilométrage et toutes les opérations de maintenance effectuées sur le véhicule. Au contraire même, car le Car-Pass permet justement de suivre soigneusement le véhicule, un argument encore non-utilisé par les politiques jusqu’ici, mais qui permet aussi dans une certaine mesure de justifier la réduction des contrôles.

Des craintes

Cette approche ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs acteurs du secteur rappellent que le contrôle à la revente joue un rôle spécifique, car il peut mettre en lumière des défaillances qui n’apparaissent pas nécessairement lors des entretiens courants.

À l’échelon fédéral, le ministre de la Protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit), plaide pour une approche plus nuancée : un allègement possible pour les véhicules très récents, mais un maintien du contrôle pour les autres segments du parc.

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© Autosécurité

En Wallonie aussi ?

Le contrôle technique étant une matière régionalisé, la position flamande n’engage pas le reste du pays. Et en Wallonie, le ton est d’ailleurs très différent. Le ministre régional en charge de la Sécurité routière, François Desquesnes (Les Engagés), s’est clairement prononcé en faveur du maintien du contrôle technique lors de la revente.

Les autorités wallonnes s’appuient sur leurs propres statistiques : plus d’un véhicule sur cinq présenté au contrôle renforcé pour une revente révèle des défauts nécessitant une réparation rapide ou une immobilisation.

Face à ces divergentes qui risquent de fragmenter une fois de plus la Belgique, le dossier a été porté au niveau de la Conférence interministérielle où Régions et État fédéral essayeront d’harmoniser leurs visions.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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