Dès septembre 2026, la Flandre réforme en profondeur son contrôle technique. Si certains automobilistes voient dans les assouplissements moins de contraintes, il y aura néanmoins un prix à payer : la suppression de 500 postes et plusieurs millions d’euros de moins pour la sécurité routière.
Contrôle technique
À partir du 1er septembre 2026, les règles du contrôle technique sont profondément revues pour une majorité d'automobilistes belges. Fréquence des visites réduite, fin du contrôle obligatoire à la revente d'un véhicule, délai de réparation allongé après un refus. Une simplification bienvenue sur le papier, mais qui soulève toutefois de vraies questions.
La Flandre envisage de supprimer le contrôle technique renforcé lors de la revente des véhicules d’occasion. Cette réforme qui promet plus de fluidité pour le marché et les centres d’inspection. Mais cette mesure sera-t-elle étendue au reste du pays ? Non, car la Wallonie s’y oppose.
Acheter une voiture d’occasion à l’étranger reste un pari risqué, surtout en matière de fraude au kilométrage. Mais une nouvelle mesure néerlandaise vient toutefois renforcer la transparence des véhicules importés depuis l’Allemagne, ce qui rend aussi ce marché plus attractif pour les acheteurs belges.
L’Union européenne voulait imposer un contrôle technique annuel pour les voitures de plus de dix ans. Mais c’est finalement non, car les ministres des Transports des 27 ont dit non pour ne pas faire peser de charges financières sur les automobilistes. Mais pas en Belgique...
Alors que la Commission européenne veut moderniser le contrôle technique pour tenir compte des véhicules électriques, la Wallonie semble anticipe le mouvement. Le SPW et les organismes agréés étudient en effet déjà comment intégrer la santé de la batterie aux points de contrôle. Et pourquoi pas le reste ?
À partir de 2028, les automobilistes belges qui passent le contrôle technique en Flandre pourront se rendre directement dans un garage et pas nécessairement dans un centre de contrôle. Un système qui n’est pas inédit et qui est en vigueur aux Pays-Bas depuis les années 1980. Avec quels résultats ?
La fraude au compteur est bien entendu punissable par la loi, mais les sanctions sont malheureusement loin de dissuader les fraudeurs. D’autant qu’avec les évolutions technologiques, il existe aujourd’hui des petits appareils qui empêchent le compteur de tourner. Sérieusement ?
Alors que la Flandre travaille à l’ouverture du contrôle technique aux garages agréés pour fluidifier les files et alléger les coûts d’ici 2028, la Wallonie et Bruxelles s’opposent à cette réforme qu’elles jugent risquée pour la sécurité routière. Un débat qui esquisse une Belgique de plus en plus segmentée. Et tant pis pour les automobilistes ?
C’est la fin du monopole du contrôle technique. À partir de 2028, les automobilistes de Flandre pourront passer chez un garagiste pour obtenir une carte verte. L’objectif reste de désengorger des centres, de simplifier la vie des conducteurs et de libéraliser le marché.