Voitures d’occasion : cette nouvelle mesure rend les achats aux Pays-Bas plus intéressants

Acheter une voiture d’occasion à l’étranger reste un pari risqué, surtout en matière de fraude au kilométrage. Mais une nouvelle mesure néerlandaise vient toutefois renforcer la transparence des véhicules importés depuis l’Allemagne, ce qui rend aussi ce marché plus attractif pour les acheteurs belges.

Publié le 29 janvier 2026
Temps de lecture : 4 min

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Voitures d’occasion : cette nouvelle mesure rend les achats aux Pays-Bas plus intéressants

Acheter une voiture d’occasion est souvent source de stress, surtout lorsqu’il n’existe aucune certitude sur l’authenticité du kilométrage. Certes, le compteur ne dit pas tout de l’état réel d’un véhicule, mais il demeure néanmoins un indicateur clé pour les acheteurs. 

En Belgique, cette transparence est assurée depuis longtemps grâce au Car-Pass. Les Pays-Bas disposent d’un dispositif similaire avec la Nationale Auto Pas (NAP) et les autorités s’apprêtent aujourd’hui à renforcer leur système en coopérant mieux avec l’Allemagne. Concrètement, l’acheteur d’une voiture d’occasion aux Pays-Bas pourra désormais être informé des kilométrages antérieurs lorsque le véhicule est importé depuis le territoire allemand.

Cette avancée loin d’être superflue, car l’Allemagne souffre d’une réputation peu flatteuse en matière de fraude au compteur kilométrique. Une étude néerlandaise publiée en 2023 révélait en effet qu’une voiture d’occasion importée d’Allemagne sur cinq affichait un kilométrage trafiqué. 

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Un repère supplémentaire

À partir du 3 février 2026, la nouvelle mesure viendra renforcer la transparence pour les acheteurs. Et les registres néerlandais des immatriculations intégreront désormais les kilométrages enregistrés en Allemagne pour les véhicules importés.

Les consommateurs n’auront toutefois pas accès à l’ensemble des données détaillées, mais seront avertis lorsqu’un kilométrage paraît illogique, notamment s’il est inférieur à un relevé antérieur effectué en Allemagne. Si aucune incohérence n’est détectée, la mention « geen oordeel vanwege invoer » (« pas de jugement en raison de l’importation ») figurera sur le document. La formulation est surprenante, mais elle s’explique par le fait qu’un véhicule peut avoir été immatriculé dans un autre pays avant son passage en Allemagne. L’autorité néerlandaise RDW préfère donc ne pas fournir de garantie absolue sur l’exactitude du kilométrage.

Pour les acheteurs d’une voiture d’occasion aux Pays-Bas, cette mesure apporte malgré tout une sécurité supplémentaire appréciable. Chaque année, le pays importe environ 250.000 voitures d’occasion en provenance d’Allemagne. Ces véhicules réapparaissent ensuite sur le marché de l’occasion et se retrouvent aussi parfois en Belgique.

Il se fait que de nombreux Belges se tournent aujourd’hui volontiers vers l’Allemagne pour acheter une voiture d’occasion. Mais à ce jour, la Belgique ne dispose pas d’un accord d’échange de données avec nos voisins. En revanche, un échange complet des kilométrages est en place entre la Belgique et les Pays-Bas depuis 2025.

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Une bonne nouvelle pour les Belges

Pour les consommateurs belges, cette évolution constitue une bonne nouvelle, surtout à moyen et long terme. Le marché néerlandais de l’occasion est particulièrement attractif grâce à une offre abondante et à des prix souvent compétitifs. Lors d’une exportation, le vendeur peut en outre récupérer une partie de la taxe de circulation (TMC), ce qui le rend généralement plus enclin à consentir une réduction supplémentaire aux acheteurs étrangers.

En outre, les Pays-Bas représentent aussi une solution de facilité : le pays est facilement accessible en transports publics et propose un système simple de plaques de transit temporaires, assurance comprise, ce qui permet de rentrer immédiatement avec le véhicule acquis.

Une fois la voiture arrivée à destination, les formalités d’importation restent aussi limitées. Il suffit d’envoyer un e-mail à la douane pour obtenir la vignette adéquate, puis d’immatriculer le véhicule comme pour une voiture d’occasion achetée en Belgique.

Une démarche européenne ?

Afin de renforcer encore la lutte contre la fraude au compteur, la Commission européenne a présenté l’an dernier un plan visant une approche transfrontalière. Calqué sur le modèle néerlandais, le dispositif envisage que chaque entretien effectué chez un réparateur agréé implique la transmission du kilométrage à une base de données centrale. Les constructeurs seraient eux aussi tenus de communiquer tous les trois mois le kilométrage des véhicules connectés. Ces données devraient ensuite suivre le véhicule lorsqu’il change de pays, afin de pouvoir à terme fournir un historique complet.

Mais en raison de la lenteur des processus décisionnels européens, notamment dans des dossiers techniques et sensibles en matière de protection de la vie privée, un véritable « passeport automobile » européen n’existe toujours pas aujourd’hui. La nouvelle mesure néerlandaise constitue néanmoins un pas supplémentaire dans la bonne direction.

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Par Hans Dierckx Rédacteur automobile

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