Par l’intermédiaire de son Fin Shop, le Service public fédéral (SPF) Finances vend toutes sortes de biens en sa possession. On peut y voir une sorte de brocante, sauf que l’on n’y trouve pas seulement des bricoles, mais aussi des véhicules et via un autre canal, de l’immobilier !
Le SPF Finances a récemment annoncé avoir cédé pas moins de 12.723 véhicules par ce biais l’an dernier. Cela a rapporté la jolie somme de 15,2 millions d’euros, un montant net qui alimente les caisses de l’État.
Ce canal de vente gagne clairement du terrain, notamment parce qu’il est porté par les nouvelles mesures de politique pénale, surtout à Bruxelles, souligne le porte-parole Francis Adyns dans Het Nieuwsblad. En 2024, le Fin Shop avait encore écoulé 10.379 voitures.
Le fait que les voitures, y compris d’occasion, soient globalement devenues plus chères depuis la crise du coronavirus explique également la hausse des recettes.
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Un passé assez douteux
Le « magasin de seconde main » de l’État fédéral dispose de lieux de stockage à Bornem, Haren, Gembloux et Saint-Vith. La qualité de l’offre est très variable, comme le montrent par exemple les lots mis aux enchères le 23 avril à Bruxelles.
On y trouve surtout des voitures qui ne sont plus toutes neuves, allant d’une Citroën C1 à une vieille Audi A6, ainsi que des utilitaires. Les voitures sont vendues dans l’état où elles se trouvent, et celui-ci paraît souvent assez défraîchi. Les voitures saisies ont en effet souvent un passé quelque peu trouble : elles ont été récupérées après avoir été abandonnées, dans le cadre de faillites ou parce qu’elles ont été confisquées à la suite d’une infraction !
Les voitures peuvent aussi être interceptées par les douanes, par exemple lorsque les documents obligatoires sont absents, lorsque le véhicule circule sans assurance ou d’une manière non conforme à la réglementation. Il arrive aussi qu’il s’agisse de voitures appartenant à des personnes décédées sans héritier !
Une minorité des voitures vendues provient de services publics : il s’agit alors de véhicules de service réformés.
Le passé des véhicules concernés n’est pas communiqué à l’acheteur. S’agissait-il d’un véhicule de service ou a-t-il servi à un transport de drogue ? Cela reste livré à l’imagination, même si le type de voiture peut donner quelques indices ! Le Fin Shop a ainsi déjà vendu par le passé des Ferrari, des Hummer, des Maserati, une Dodge Charger et de nombreuses Volkswagen Golf sportives...
Des prix très variables
La plupart des voitures sont achetées par des centres de traitement pour le recyclage. À peine 1 voiture sur 6 reprend encore la route, rapporte le site de Febelauto, l’organisme belge de gestion des véhicules hors d’usage. Les véhicules dépourvus de Car-Pass ne retournent pas non plus sur la route.
Ces épaves partent pour quelques centaines d’euros et ne valent plus guère que pour les pièces à en récupérer et les matières premières qui peuvent en être tirées…
Les prix des voitures encore utilisables varient en revanche fortement ! « Via le Fin Shop, on peut encore dénicher une occasion à prix cassé, Il est possible de faire de bonnes affaires et de moins bonnes », explique Arnaud Fokan de Fin Shop Belgium (Gembloux) sur le site de Febelauto.
«Nous vidons les véhicules mais il n’y a pas de remise à neuf : la vente se fait en l’état et il n’y a pas de garantie. Les personnes qui achètent des véhicules sans tout ou partie des documents ou sans un contrôle technique valable doivent se mettre en conformité dans le mois qui suit la vente. »
Autre point d’attention : à ces bonnes affaires s’ajoute encore une taxe de 20 % au prix adjugé.
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