Voitures électriques d’occasion : elles sont moins chères que des voitures à essence !

Le marché de l’occasion vit-il un tournant majeur ? Plusieurs voitures électriques récentes s’affichent en effet aujourd’hui à des tarifs inférieurs à leurs équivalents essence. Un retournement de situation qui pourrait redistribuer les cartes pour les particuliers comme pour les professionnels.

Publié le 5 décembre 2025
Temps de lecture : 5 min

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Voitures électriques d’occasion : elles sont moins chères que des voitures à essence !

Le mouvement était perceptible depuis plusieurs mois, mais il s’impose désormais comme une évidence : certains modèles électriques d’occasion coûtent aujourd’hui moins cher que les versions essence qu’ils concurrencent directement. Et on ne parle pas nécessaire ici de Tesla qui a connu un épisode de réaction contre son dirigeant, Elon Musk. Non, la tendance est désormais ancrée et elle est d’autant plus étonnante que les spécialistes prédisaient pourtant le maintien des cotes des voitures électriques en occasion et l’effondrement de celles des modèles thermiques. Mais c’est tout l’inverse qui se produit.

Interrogé par L’Écho, l’enseigne My Way de D’Ieteren qui écoule essentiellement des produits du groupe Volkswagen sur le marché de la seconde main (mais pas que) dispose d’une kyrielle d’exemples. Ainsi, la Volkswagen ID.3, la compacte 100% électrique, plus spacieuse qu’une Golf thermique, s’affiche fréquemment à un tarif inférieur à celui de la berline essence.

L’électrique décroche

Les données du spécialiste de l’analyse automobile Indicata (aussi interrogé par L’Écho) éclairent cette dynamique. En moyenne, une Golf essence d’occasion se vend 20.545 euros. Face à elle, une ID.3 comparable plafonne autour de 17.505 euros. L’explication est simple : l’offre en véhicules électriques de seconde main dépasse largement la demande actuelle, ce qui exerce une pression à la baisse sur les prix. C’est la loi de l’offre et de la demande. À l’inverse, les modèles essence continuent de bénéficier d’une demande soutenue, ce qui préserve les valeurs résiduelles.

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Cette tendance est renforcée par la structure du marché européen. Comme le souligne Traxio, la fédération du secteur automobile et des secteurs connexes, les pays d’Europe centrale et orientale absorbent massivement les véhicules essence et Diesel de seconde main, mais très peu d’électriques. Résultat : les modèles zéro émission qui autrefois s’exportaient sur ces marchés restent confinés aux marchés d’Europe occidentale où leur volume ne cesse de croître et crée un déséquilibre entre offre et demande.

De nombreux exemples

Nos collègues de Gocar Data, la base de données la plus exhaustive du marché automobile, confirment les affirmations de D’Ieteren et de Indicata. En effet, sur le marché belge, l’abondance des Tesla Model 3 et Volkswagen ID.3 d’occasion illustre clairement la pression à la baisse sur les prix. Rien que pour la Model 3, on recense près de 280 exemplaires disponibles, dont une trentaine affichés sous les 20.000 euros. Il s’agit essentiellement de véhicules issus des premières vagues de leasing, datés de 2019 ou 2020 et qui affichent au compteur souvent plus de 100.000 km. Mais malgré ce kilométrage, leur valeur n’excède plus celle de nombreuses compactes essence, ce qui ne fait que confirmer la révision profonde des prix observée ces derniers mois.

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Chez Volkswagen, la tendance est similaire, mais plus nuancée : sur 246 ID.3 actuellement proposées en Belgique, 15 passent sous le seuil des 20.000 euros. La majorité affiche des kilométrages nettement plus raisonnables, parfois inférieurs à 80.000 km et pour des millésimes plus récents (2020–2021). Là encore, la décote rapide touche des véhicules pourtant bien positionnés en termes d’autonomie et de prestations. Et si l’on élargit le regard à l’Europe continentale, les annonces les plus agressives proviennent de Pologne, où l’on trouve des ID.3 et des Model 3 flirtant avec les 9.000 euros – un niveau de prix inimaginable il y a deux ans. Les États-Unis vont encore plus loin : des Model 3 passent désormais sous la barre symbolique des 10.000 dollars. C’est évidemment un extrême, mais il démontre encore une fois que la dépréciation des électriques est devenue un phénomène mondial et plus une simple spécificité régionale.

Relativiser

Pour autant, il faut aussi relativiser. Car cette chute des valeurs résiduelles ne concerne pas toutes les voitures électriques. C’est une tendance qui s’installe progressivement et qui touche un nombre croissant de modèles et plus spécialement ceux qui ont été très prisés dans les flottes puisqu’ils sont plus nombreux – Tesla Model 3, VW ID.3 ou ID.4, etc. Cette arrivée massive fait mécaniquement baisser les tarifs et c’est d’autant plus accentué que l’appétit des particuliers pour la voiture électrique reste très limité.

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Si cette situation interroge, elle représente pourtant une véritable opportunité. Pourquoi ? Parce qu’on peut donc acquérir une voiture électrique d’une gamme intermédiaire ou familiale pour un prix franchement intéressant et sans courir de grands risques. Car la longévité des batteries est une réalité, comme le démontrait une enquête récente du VAB.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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