On entend souvent dire que les voitures âgées de 15 à 25 ans comptent parmi les meilleures jamais construites. Il existe même un terme (anglais) pour désigner la période durant laquelle elles ont été produites, au début des années 2000 : « peak car », autrement dit l’apogée de la construction automobile.
On fait alors référence à la qualité de cette génération d’automobiles. Elles datent d’une époque où la fiabilité des moteurs thermiques était à son meilleur niveau : des technologies modernes, mais encore sans les dispositifs complexes de dépollution — filtres à particules ou suralimentations sophistiquées par (turbo)compresseurs — qui sont aujourd’hui souvent à l’origine de pannes coûteuses.
De plus, ces voitures embarquent moins d’électronique et de capteurs, fréquemment responsables de dysfonctionnements inutiles. Elles sont aussi plus faciles à entretenir soi-même, ce qui permet de réduire les coûts d’entretien.
Ajoutons que les modèles de cette génération sont généralement déjà bien protégés contre la corrosion, à un niveau comparable à celui des voitures actuelles. Et surtout, ils ne sont pas encore entièrement numérisés, avec toutes les commandes reléguées à des écrans tactiles — une évolution que beaucoup considèrent comme un recul en matière d’ergonomie. Autant de raisons qui expliquent l’attrait durable pour les youngtimers.
Bonne nouvelle : une nouvelle taxe automobile aux Pays-Bas pourrait rendre ces voitures bientôt beaucoup plus intéressantes pour les acheteurs belges.
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Des taxes supplémentaires pour les conducteurs néerlandais de youngtimers
Aujourd’hui, on voit encore beaucoup de voitures anciennes circuler aux Pays-Bas. La raison ? Un régime fiscal avantageux pour les indépendants et entrepreneurs qui immatriculent professionnellement une voiture de plus de 15 ans.
Dans ce cas, l’avantage de toute nature (la taxe liée à l’usage du véhicule) n’est pas calculé sur base du prix neuf, mais bien sur la valeur actuelle du véhicule. Celle-ci étant nettement inférieure au prix d’achat initial, la charge fiscale est donc bien plus faible pour un entrepreneur roulant en youngtimer.
Ce régime visait à soutenir les indépendants disposant d’un budget limité. Mais il est progressivement supprimé. À partir de 2027, la limite d’âge passera brutalement de 15 à 25 ans, excluant d’un coup les voitures produites entre 2002 et 2012. Résultat : les conducteurs de youngtimers devront alors payer jusqu’à cinq fois plus de taxes de circulation, voire davantage.
Comme cette décision vient tout juste d’être actée par le gouvernement néerlandais, une période transitoire est prévue en 2026 afin de laisser le temps aux propriétaires de s’adapter. L’an prochain, la limite d’âge sera exceptionnellement relevée à 16 ans.
Impact sur le marché de l’occasion
Pour les amateurs belges de youngtimers, c’est une excellente nouvelle, car cette réforme aura un impact direct sur le marché de l’occasion. Il est en effet probable que de nombreux Néerlandais possédant une voiture du début des années 2000 envisagent de la revendre.
Cela pourrait entraîner une augmentation de l’offre de youngtimers sur le marché, avec des prix potentiellement à la baisse. Autre avantage pour les acheteurs belges : les Pays-Bas disposent d’un système similaire au Car-Pass belge, garantissant un historique documenté du kilométrage (sauf si le véhicule a été immatriculé auparavant dans un autre pays). Contrairement à ce qui peut arriver en Allemagne, par exemple, on peut donc généralement se fier à l’authenticité du compteur.
Enfin, l’importation est relativement simple : il suffit de transporter le véhicule, de contacter la douane par e-mail pour obtenir le vignette adéquate, puis de l’immatriculer aussi facilement qu’une voiture d’occasion achetée en Belgique.
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