Jusqu’à présent, les versions d’accès des Ford Explorer et Capri avaient droit à une batterie de 52 kWh à chimie NMC (nickel-manganèse-cobalt), identique à celle que l’on retrouve sur plusieurs modèles du groupe Volkswagen, dont les ID.4 et ID.5, puisque ces Ford sont construites sur la plateforme MEB développée par le constructeur allemand.
La grande nouveauté pour 2026 chez le constructeur à l’ovale bleu est l’arrivée d’un pack de 58 kWh utilisant des cellules LFP, une technologie moins coûteuse et réputée pour sa robustesse et sa longévité. En remplaçant la cellule NMC par une cellule LFP sur cette batterie Standard Range, Ford parvient à améliorer l’autonomie sans toucher au reste du véhicule.
Gains significatifs
Sur le papier, l’adoption de cette batterie LFP augmente l’autonomie WLTP maximale de manière notable. Pour l’Explorer en version Standard Range, l’autonomie passe de 378 km à 444 km, tandis que la Capri, grâce à une silhouette plus aérodynamique, peut atteindre 464 km avec cette même batterie. C’est une progression d’environ 70 km par rapport à la précédente configuration NMC, soit un bond d’environ 17 % en autonomie.
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Ce gain est particulièrement important dans le contexte d’usage quotidien : il rapproche les versions d’entrée de gamme de performances qui semblaient auparavant réservées à des batteries de plus grande capacité, facilitant ainsi l’usage des SUV électriques pour des trajets plus longs sans recharge fréquente.
Plus de puissance
Ford n’a pas seulement amélioré la capacité énergétique : la mise à jour s’accompagne également d’un moteur électrique plus puissant, passant de 125 kW (170 ch) à 140 kW (190 ch), avec un couple annoncé de 350 Nm. Résultat : l’accélération de 0 à 100 km/h s’améliore, passant d’environ 8,7 s à 8,0 s, ce qui donne du dynamisme à ces versions Standard Range.
En termes de charge, la chimie LFP a un léger impact négatif sur la vitesse maximale de charge rapide : alors que l’ancien pack NMC pouvait théoriquement grimper jusqu’à 145 kW, la nouvelle configuration se limite à 110 kW en courant continu. Ford indique néanmoins qu’une recharge classique de 10 à 80 % prend environ 28 minutes, une durée qui reste très acceptable pour la plupart des usages routiers.
Technologie moins chère
La chimie LFP est de plus en plus utilisée dans le monde des véhicules électriques, notamment dans les segments d’entrée de gamme ou pour les batteries “standard” chez plusieurs constructeurs. Elle présente plusieurs avantages : coût de production plus faible, meilleure durabilité à long terme, moins de dépendance aux métaux rares comme le cobalt, et une capacité à être chargée plus fréquemment jusqu’à 100 % sans dégradation aussi marquée que les batteries NMC.
Pour Ford, l’adoption de cette chimie sur l’Explorer et le Capri permet donc de proposer une version plus autonome et plus robuste, tout en maintenant un positionnement tarifaire attractif pour une clientèle qui ne souhaite pas grimper dans les prix.
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