Chez Audi, la révolution n’est jamais au programme lorsqu’un nouveau modèle est lancé. Le nouveau Q3 ne déroge pas à la règle et son look s’inscrit dans la continuité des derniers nouveaux modèles de la marque. Pour les surprises, il faudra donc repasser. Pour le distinguer des Q5 et Q6 e-tron, il faut jouer repérer les différences, à commencer par un gabarit plus réduit et des détails comme les feux arrière en deux parties.
Comme c’était le cas pour les anciennes générations, le Q3 est directement disponible en version « normale » et déclinaison Sportback, plus sexy avec son toit fuyant. Outre ce détail, les deux véhicules disposent des mêmes caractéristiques stylisées comme la grande calandre Single Frame, les logos éclairés, les signatures lumineuses personnalisables (grâce à la technologie micro-LED ou encore les passages de roues marqués par de larges protections couleur carrosserie.
Commodos d’un genre nouveau
C’est au niveau de l’habitacle que le Q3 a le plus évolué en adoptant par exemple deux grands écrans de 11,9’’ (instrumentation) et de 12,8’’ (système d’infodivertissement MMI) qui forment une grande dalle incurvée. Cependant, le plus étonnant est le nouveau dispositif qui reprend les commodos, désormais solidaires du volant. Tout est désormais plus compact et permet du coup au sélecteur de boîte de vitesses de passer derrière le volant.
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Outre les fonctions Reverse, Neutral et Drive qu’on sélectionne en basculant le commodo, la commande située à droite comprend aussi le frein de stationnement. La autres fonctions sont situées à gauche, avec les clignotants qu’on enclenche avec l’extrémité, vers le haut ou vers le bas. Le bouton en métal sert quand à lui à utiliser l’essuie-glace : un coup rapide enclenche un simple balayage des essuie-glaces avant, tandis qu’un appui prolongé permet de nettoyer le pare-brise avec les jets. Pour régler la vitesse des balais, c’est la petite molette ronde placée en haut avec plusieurs positions. En bas du commodo, une autre commande permet de commander l’essuie-glace arrière suivant le même principe que l’avant.
En pratique, ce sont évidemment les clignotants, la fonction la plus utilisée au quotidien, qui demandent un petit temps d’adaptation. Après quelques minutes, ce nouveau système de commandes est parfaitement assimilé. An final, si son design original est agréable à l’oeil, on peut se demander si tout le travail de conception qu’il a demandé en valait vraiment la peine dans il n’apporte au final pas grand chose.
Coffre peu impacté
Par rapport aux derniers modèles de la marque aux anneaux, le Q3 semble étonnant utiliser des matériaux plus qualitatifs, notamment aux niveau des panneaux de portières, un point négatif que nous avons relevé sur les Q5 et Q6 e-tron. Comme toujours chez Audi, l’ergonomie est plus correcte mais nous aurions toutefois préféré des touches physiques pour les réglages de climatisation.
Fait étonnant, en configuration 5 places, le coffre des Q3 et Q3 sportback offre une capacité identique de 488 litres. Tous deux disposent d’une banquette arrière coulissante qui permet de faire passe la contenance à 575 l lorsque cette dernière est avancée au maximum. La différence se fait par contre lorsque les sièges arrières sont rabattus et qu’on rempli le coffre jusqu’au toit. À cet execrice, le Q3 Sporback s’incline en ne proposant que 1.289 l alors que le Q3 normal culmine à 1.386 l.
L’embarras du choix
Côtés motorisations, le Q3 est bien servi. En essence, l’offre débute par le 1.5l TFSI de 150 ch, en deux roues motrices. Le 2.0 TFSI de 204 ou 265 ch satisfera les amateurs de performances. Tous deux sont associés à la transmission intégrale Quattro. Le 2.0 TDI reste également disponible sur le Q3, dans sa déclinaison 150 ch et deux roues motrices.
Pour la clientèle d’indépendants, Audi propose une mécanique PHEV e-hybrid composée du1.5 TFSI de 177 ch et d’un moteur électrique de 115 ch, pour une puissance cumulée de 272 ch. Cette motorisation dispose d’une grosse batterie de 25,7 kWh (19,7 kWh nets) qui donne une autonomie théorique de 118 km au Q3 Sportback. L’avantage est que le Q3 peut se brancher sur une borne rapide pour une recharge de maximum 50 kW.
Efficacité garantie
Pas de doute, on est bien dans une Audi. Comme les autres modèles de la gamme, le Q3 offre des sensations très lissées. Non, on ne s’ennuie pas à son volant mais tout est parfaitement sous contrôle et bien « propre ». Nous avons d’abord pris le volant du 1.5 TSI 150 ch qui fait preuve d’une bonne volonté, tout en restant discret et sobre avec une consommation tournant autour de 6,5 litres de moyenne.
Sur les routes particulièrement bosselées de l’Ecosse où nous avons pu l’essayer, le Q3 a démontré l’efficacité de son amortissement, filtrant une grande partie des accidents du revêtement avec une maîtrise appréciable des mouvements de caisse, de quoi oublier que l’on est à bord d’un SUV.
Encore plus silencieux à l’usage, le Q3 e-hybrid bénéficie d’une autonomie suffisante pour assurer la majorité des trajets quotidiens avec la seule énergie de sa batterie. Pour les dépassements à pleine puissance, le moteur thermique se réveille et sa présence ne perturbe pas la quiétude à bord.
Conclusion
Les Audi n’ont jamais été réputées pour le tarifs attractifs et ce n’est pas encore le Q3 qui va changer la tendance puisqu’il débute au prix de 40.500 € dans sa version 1.5 TFSI et même à partir de 42.000 € si l’on souhaite la carrosserie Sportback. Pour la version e-hybrid, le tarif grimpe à 51.900 € et à 53.400 € pour sa déclinaison Sportback. Si l’on ajoute les options, la note peut vite grimper en flèche vers des niveaux déraisonnables.
Audi Q3 1.5 TFSI : spécifications
Moteur : 4 cylindres en ligne 1.498 cc, 150 ch et 250 Nm
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : automatique 7 rapports
L/l/H (mm) : 4.531 / 1.850 / 1.623
Poids à vide (kg) : 1.560
Volume du compartiment à bagages (l) : 488 – 1386
De 0 à 100 km/h (sec) : 9,1
Vitesse maximale (km/h) : 209 km/h
Consommation mixte WLTP (kWh/100 km) : 6,0 – 6,6
CO2 : 137 - 151 g/km
Prix : 40.500 euros en version de base
Taxe de mise en circulation : Flandre : 448,78 euros ; Wallonie : 981,22 euros ; Bruxelles : 1068,40 euros
Taxe de roulage : Flandre : 248,98 euros ; Wallonie : 300,96 euros et Bruxelles : 300,96 euros
Écomalus Wallonie : 0 euros
- Look général
- Confort
- Finition en progrès
- Consommations raisonnables
- Comportement très (trop) lissé
- Prix élevés
- Coffre moyen
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