La gamme électrique de Volvo ne cesse de grandir. En plus de la compacte EX30, des (vieillissants…) EX40/EC40, de la berline ES90 et du très grand SUV EX90, voici un modèle capital pour les ventes : le SUV familial EX60, qui s’insère sur le marché des SUV premium du segment D, venant concurrencer les Audi Q6 e-tron, BMW iX3 et Mercedes GLC EQ Technology. Il se pose aussi en rival du récent chinois Zeekr 7X (un cousin au sein du groupe Geely à qui appartient aussi Volvo…) et du toujours populaire Tesla Model Y, moins chic mais moins cher.
Design scandinave
En bonne voiture scandinave, le nouvel EX60 affiche un design très épuré. Malgré ses 4,80 m de long, l’engin paraît élancé. On note les portes sans encadrement de vitre, qui lissent la ligne, ainsi que des poignées encastrées au bas des vitres et qui ressemblent à de petits ailerons de requin.
On nous dit qu’au-delà du look, ces poignées amélioreraient aussi un peu l’aérodynamisme. Possible… En tout cas, c’est vrai que le Cx de 0,26 est intéressant pour un SUV et la surface frontale ne semble pas trop imposante.
Parmi les autres particularités esthétiques on retrouve, comme sur toutes les Volvo modernes, des feux avant en forme de « T », rappelant le marteau de Thor. Côté jantes, on a le choix entre du 20, 21 ou 22 pouces, avec des pneus très larges dans tous les cas (jusqu’à 265 mm à l’arrière).
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Aussi en Cross Country
Pour ceux qui aiment le look baroudeur, l’EX60 est également disponible en version Cross Country. Celle-ci se distingue par ses protections de carrosserie sur les contours de roues et le bas des flancs, des sabots avant et arrière en aluminium, mais aussi une garde au sol rehaussée de 2 cm et une suspension pneumatique à hauteur variable, pouvant encore rehausser l’assiette de 2 cm supplémentaires. Et à haute vitesse, cette suspension à air rabaisse la voiture de 2 cm par rapport aux EX 60 ordinaires.
Des poignées pratiques
On craignait un peu le fonctionnement des drôles de poignées de portes, mais elles se révèlent finalement ergonomiques. D’abord, elles s’éclairent légèrement quand on approche de la voiture de nuit. Puis, il suffit d’une petite impulsion à l’arrière de l’ailette pour que la porte s’ouvre électriquement.
On nous dit aussi qu’un système d’alimentation électrique additionnel assure une ouverture même si les batteries de traction et 12V sont à plat... Donc, a priori pas de problème pour la sécurité, grand mantra de la marque suédoise. On rappellera d’ailleurs que c’est Volvo qui a inventé en 1959 la ceinture de sécurité à 3 points telle qu’on la connaît aujourd’hui.
Ceintures de sécurité « actives »
Et en parlant de ceintures, celles de l’EX60 ont une particularité : elles sont « multi-adaptatives », nous dit-on chez Volvo. Concrètement, cela signifie que la ceinture adapte finement la tension de sa retenue en cas de choc, via les données d’une série de capteurs (direction, vitesse, position du siège et même la forme du corps du passager…).
Le but est de ne pas appliquer une pression trop forte quand ce n’est pas nécessaire. Mais bon, on n’a heureusement pas dû tester l’efficacité de ces ceintures en cas de crash… Précisons tout de même que les ceintures « actives » ne sont présentent qu’à l’avant ; les passagers arrière, eux, doivent se contenter de ceintures classiques.
De beaux matériaux
Cette Volvo nous accueille dans une ambiance typiquement scandinave, avec un mobilier très épuré, garni de matériaux souvent naturels et toujours valorisants. Les plastiques sont moussés et on apprécie aussi les essences de bois sur la console centrale.
L’aménagement est également stylé et pratique, avec notamment un très grand bac de rangement ouvert au bas de la console centrale. Volvo a également fait migrer la traditionnelle boîte à gants entre les sièges avant, la rendant plus accessible pour le conducteur.
L’accoudoir central intègre aussi un support coulissant pour les porte-gobelets. Des petits aménagement pratiques et sympathiques qui rendant la vie à bord très agréable et créent une ambiance zen.
À l’arrière, c’est comment ?
Tous les EX60 s’équipent aussi d’office d’une grande baie vitrée panoramique (non ouvrante) qui s’étend sur presque toute la longueur du toit et offre donc une belle dose de lumière aux places arrière. Ce toit vitré ne dispose pas de store occulteur, mais d’un vitrage opacifiant qui s’assombrit ou s’éclaircit sur pression d’une touche, via une technologie à cristaux liquides.
Les places arrière sont franchement spacieuses, en particulier en ce qui concerne l’espace aux jambes. La banquette galbée est confortable et son assise longue soutient bien les cuisses. Un bon point aussi pour les dossiers pouvant s’incliner électriquement. Bien sûr, comme toujours, la place centrale est moins accueillante que les deux autres, mais elle reste néanmoins confortable.
Deux coffres
Avec 523 l sous le cache-bagages, le coffre arrière affiche la même contenance que celui des rivaux directs les Audi Q6 e-Tron et BMW iX3, mais est un peu plus petit que celui du Mercedes GLC EQ. Ce volume comprend un bac de rangement sous le plancher, accessible via deux volets indépendants. Pratique.
Le dossier de banquette est divisé en trois parties (40/20/40) et le plancher de chargement est bien plat lorsque l’on rabat les dossiers. Et ce SUV Volvo électrique dispose aussi d’un coffre avant (frunk) de 58 l.
Branché mais peu ergonomique…
À l’avant, le poste de conduite est moderne et surplombé par un grand écran central tactile OLED de 15 pouces. Le multimédia intègre les services Google (dont les excellentes cartes de navigation), y compris une assistance vocale évoluée avec IA Gemini.
Si ce SUV est branché, l’ergonomie laisse par contre à désirer : toutes les fonctions de bord se commandent via l’écran central et il faut donc naviguer dans les menus pour les réglages de base, comme la climatisation, la position des rétroviseurs extérieurs ou même… l’orientation des ouïes de ventilation. Franchement peu pratique à l’usage ! Dommage aussi que le volant à méplat cache parfois une partie du combiné d’instrumentation (selon la position de conduite).
Jusqu’à 810 km d’autonomie officielle
L’EX60 est proposé en 3 versions : propulsion à moteur arrière P6 de 374 ch (batterie Sunwoda de 80 kWh utilisables, 611 km d’autonomie officielle), bimoteur P10 AWD de 510 ch (batterie CATL de 92 kWh, 660 km d’autonomie) et P12 de 680 ch (batterie CATL de 112 kWh, 810 km d’autonomie).
Les batteries fonctionnent sous 800 Volts et supportent une puissance de recharge de 320 kW (P6) ou 370 kW (P10/12) ; il ne faut que 16 à 19 minutes pour passer de 10 à 80% sur borne DC. Sur borne AC, comptez au minimum entre 4 et 6h pour une recharge complète (chargeur embarqué de 22 kW).
Une conduite très silencieuse
À la conduite, ce qui impressionne, c’est le silence de marche. Les passagers sont isolés du monde extérieur, grâce notamment à un vitrage acoustique intégral : on retrouve un double vitrage pour le pare-brise, la vitre de hayon et les vitres avant, voire, en option, pour les vitres arrière également.
La qualité des sièges profite aussi au confort global. Quant à la suspension, elle absorbe correctement la plupart des aspérités de la route, mais sans être hyper moelleuse. C’est que les amortisseurs doivent aussi pouvoir contenir l’assiette de ce puissant et lourd SUV en virages. De fait, la tenue de route est très efficace, mais pas spécialement engageante, en raison d’une direction manquant de retour d’information. Ce SUV s’apprécie davantage en conduite douce qu’à l’attaque.
Quelle autonomie réelle ?
Ce SUV Volvo électrique propose plusieurs possibilités de régénération d’énergie au lâcher d’accélérateur (programmables via le menu de l’écran central), y compris un mode « one pedal » à très forte régénération permettant de marquer l’arrêt complet sans toucher la pédale de freins.
Au volant de la P6 propulsion, nous avons effectué un trajet typique de navetteur, alternant ville-banlieue-autoroute. Mené à rythme calme et sous une température idéale de 23°C, ce parcours s’est soldé par une consommation raisonnable de 16,8 kWh/100 km, ce qui correspond à une autonomie réelle d’environ 475 km si on vidait totalement la batterie. C’est loin des 611 km annoncés, mais ça reste intéressant, d’autant que notre exemplaire chaussait les plus gros pneus disponibles (255/40 R 22 à l’avant et 265/40 R 22 à l’arrière !).
Au volant de la P10 AWD à plus grosse batterie, nous avons effectué un parcours plus vallonné. Mené plus dynamiquement, celui-ci s’est soldé par une moyenne de 25 kWh/100 km, ce qui correspond à une autonomie réelle d’environ 370 km.
Moins cher qu’un XC60 hybride plug-in…
L’EX60 P6 débute à 62.990 euros ; le P10 AWD à 65.990 euros et le P12 AWD à 71.990 euros. Des tarifs concurrentiels face aux Audi Q6 e-Tron, BMW iX3 et Mercedes GLC EQ. On note aussi que l’EX60 coûte moins cher que son frère le XC60 hybride plug-in (PHEV).
Volvo a donc atteint un point de bascule et cet EX60 serait aussi plus rentable pour le constructeur que le XC60, avec des marges plus élevées obtenues grâce à des synergies d’achat au sein du grand groupe chinois Geely (propriétaire de Volvo) et une rationalisation du processus de production, avec notamment des moteurs électriques développés et produits en interne, et des batteries cell-to-body (la batterie fait partie intégrante de la structure de la voiture et ne nécessite pas de lourd et cher boîtier de protection).
Volvo utilise aussi la technique du megacasting pour la partie arrière de la plate-forme : celle-ci est moulée en une seule grande pièce, contre une centaine de petites pièces soudées ensemble auparavant, ce qui réduit le prix mais aussi le poids (environ 30 kg de moins). Et les responsables de Volvo assurent que cette grosse pièce est réparable en cas de crash.
Conclusion
Le Volvo EX60 n’aura pas de mal à se faire une place sur le marché des SUV électriques premium. Il est chic, technologique (batterie 800V) et performant (accélérations/reprises, autonomie). Le tout à un tarif plus intéressant que celui de ses concurrents directs et avec en prime une ambiance scandinave zen très agréable et distinctive.
- Habitacle stylé et agréable à vivre
- Autonomies et puissances de recharge intéressantes
- Performances élevées dans tous les cas
- Tarifs concurrentiels sur le marché premium
- Ergonomie du tout à l’écran énervante, pas de boutons physiques
- Volant à méplat masquant une partie de l’instrumentation (selon la position de conduite)
- Direction manquant de ressenti
- Suspension pneumatique uniquement sur Cross Country
Spécifications Volvo EX60 P6
Moteur : moteur électrique synchrone, 374 ch (275 kW) / 480 Nm
Transmission : aux roues arrière
Boîte de vitesses : automatique à réduction unique
L/l/h (mm) : 4.803/1.908/1.639
Poids à vide (kg) : 2.114
Volume de coffre (l) : de 523 à 1.647 + 58 (frunk)
Batterie (kWh) : NMC, 83 kWh bruts/80 utilisables
0 à 100 km/h (sec) : 5,9
Vitesse maximale (km/h) : 180 km/h
Autonomie électrique (WLTP, km) : 611
Consommation normalisée (WLTP, kWh/100 km) : de 14,9 à 18,0
CO₂ : 0 g/km
Prix : 62.990 euros
BIV : Flandre : 61,50 euros, Wallonie : 1.858,20 euros, Bruxelles : 75,79 euros
Taxe de circulation : Flandre : 102,96 euros, Wallonie et Bruxelles : 102,96 euros.
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