Si le noir est depuis longtemps associé à l’élégance et à la sobriété, il pourrait aussi être un facteur aggravant en matière de sécurité routière. C’est ce que démontre une grande étude du Monash University Accident Research Centre, menée à partir de données de plus de 850.000 accidents de la route : les véhicules noirs ont 12% de risques supplémentaires d’être impliqués dans une collision par rapport à un véhicule blanc.
Ce sur-risque s’explique par un facteur tout simple : la visibilité. Le noir se confond en effet avec l’environnement, spécifiquement dans des conditions de faible luminosité ou par mauvais temps. Dans un contexte urbain sombre, sur une route de campagne mal éclairée ou lorsqu’il pleut, une voiture noire est naturellement moins identifiable.
En toute logique, d’autres teintes sombres sont frappées de la même augmentation de risque : le gris avec +11%, l’argent avec +10% et le bleu foncé avec +7%. Ces couleurs ont toutes une capacité réduite à réfléchir la lumière, ce qui les rend peu visibles aux yeux des autres conducteurs, même de jour.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Blanc, jaune, orange : des couleurs qui sauvent ?
À l’opposé, certaines teintes se démarquent par leur contraste élevé avec l’environnement, ce qui améliore évidemment leur visibilité. Le blanc se classe ainsi comme la couleur la plus sûre, car elle offre une excellente détection dans toutes les conditions. Est-ce pour cette raison que c’est le blanc qui est la couleur la plus vendue en Europe (chiffres 2023), selon les données compilées par Axalta ? Pas certains, car il s’agit sans doute plus d’un choix rationnel dicté par le prix (peinture non métallisée).
Derrière le blanc, le jaune, l’orange ou encore l’or présentent également de bonnes performances en matière de sécurité routière, mais il est vrai que ces couleurs un peu criardes sont moins prisées des automobilistes. En revanche, c’est souvent pour cette raison que ces couleurs sont utilisées pour les véhicules de secours ou les engins de chantier.
L’utilité plutôt que le style ?
C’est clair : toutes les études montrent que la perception visuelle doit l’emporter sur les considérations esthétiques. Car les teintes sombres, souvent choisies pour leur élégance ou leur effet « premium », deviennent des pièges potentiels dès que la luminosité baisse.
Mais que faut-il faire ? Faut-il sacrifier son envie pour un produit qui reste très onéreux et placer ce critère de sécurité en première position ? C’est une question de choix de la part de l’automobiliste. N’oublions pas que les caractéristiques négatives des couleurs foncées ne concernent pas que la sécurité routière : plus c’est sombre, plus il fera chaud dans l’habitacle et plus on verra aussi les petites rayures sur la carrosserie. Entre autres... Notons toutefois que, contrairement aux idées reçues, la couleur du véhicule n'a généralement pas d'impact sur le calcul de la prime d'assurance, car les assureurs se concentrent sur des facteurs de risque tels que le type de voiture (motorisation) ou le profil du conducteur.
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be