Selon les derniers chiffres de la FEBIAC, à peine 3,4% des voitures particulières neuves immatriculées au premier semestre de 2025 roulent au Diesel. Pour retrouver des résultats aussi bas, il faut remonter près d’un demi-siècle en arrière, avant l’explosion de la demande pour les moteurs Diesel. Et la chute est brutale, car à titre de comparaison, 9% des modèles étaient encore Diesel en 2023.
Les raisons de la chute de popularité des modèles Diesel ne sont bien sûr pas inconnues. En 2012, 69% des nouvelles voitures en Belgique étaient encore animées par un Diesel. Mais, c’était avant l’introduction des zones à faibles émissions où les moteurs Diesel même modernes ne sont plus les bienvenus et aussi avant le durcissement des normes d’émissions qui entraînent aussi la disparition de ce type de motorisation du marché.
Le Diesel toujours apprécié en occasion
Cela dit, le marché de l’occasion montre toutefois que les Belges aiment encore rouler en voiture Diesel. En témoigne la part de 27% des immatriculations de véhicules d’occasion durant le premier semestre 2025. Certes, ce chiffre est aussi logiquement en recul au profit des hybrides (rechargeables ou non) et des voitures électriques.
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Les données confirment que le marché de seconde main suit avec quelques années de retard la même transition que celui des voitures neuves. Les ventes de modèles essence restent, elles, stables et d’adjugent plus de la moitié des immatriculations en occasion, le tout sans la moindre once d’électrification.
Les bonnes affaires en électrique
L’offre se trouvant sur Gocar.be reflète parfaitement cette répartition du marché, avec environ 23% d’annonces concernant des modèles Diesel et 58% pour des essences.
Ce qu’on constate par contre, c’est l’embouteillage autour des modèles électriques d’occasion, soit plus de 6.000 annoncent (pour 11% de l’offre totale). Il s’agit en grande partie d’ex-voitures de société arrivées en fin de contrat dans les flottes d’entreprise et qui arrivent désormais sur le marché de la seconde main.
C’est une bonne nouvelle pour les acheteurs particuliers en quête de voitures à accumulateur, car cette abondance de l’offre fait baisser les prix. Exemple : la Volkswagen ID.3 vendue autour des 40.000 euros à son lancement en 2020 se retrouve aujourd’hui souvent à moins de la moitié de ce prix. Cette forte dépréciation fait d’ailleurs réfléchir les gestionnaires de flottes et certains sont d’ailleurs poussés à prolonger les contrats de leasing à 6 ans, par exemple.
L’offre Diesel en chute libre
Évidemment, dans ce contexte, l’offre de Diesel d’occasion s’est considérablement réduite au cours des dix dernières années. Cela s’explique par la baisse d’intérêt des automobilistes, elle-même forcée par les politiques gouvernementales.
Les accises sur le Diesel ont en outre été progressivement augmentées par rapport face à celles exigées pour l’essence, si bien qu’aujourd’hui un litre de Diesel coûte aussi plus cher. Cette réalité modifie complètement le calcul du coût au kilomètre et elle annule le postulat selon lequel le Diesel est la solution la plus économique grâce à un prix à la pompe et une consommation plus faibles. En outre, de nombreuses vieilles voitures Diesel ont disparu du marché belge. Elles ont été envoyées à la casse ou exportées, notamment vers l’Afrique et l’Europe de l’Est où les restrictions environnementales sont moindres et permettent à ces véhicules de continuer à circuler en ville.
Les moteurs Diesel ont par ailleurs vu leur complexité technologique nettement augmenter avec notamment tous les organes de dépollution destinés à réduire les émissions. Ces dispositifs ont entraîné des augmentations de prix à l’achat et ils se sont révélés peu adaptés à une utilisation urbaine (notamment les filtres à particules), car ils nécessitent une température élevée pour fonctionner correctement. Résultat : une usure rapide et des pannes coûteuses qui ont aussi entraîné la désaffection croissante des automobilistes.
Les véhicules électriques progressent
Sans surprise, près d’un tiers des voitures neuves immatriculées sont aujourd’hui 100% électriques, ce qui place la Belgique parmi les leaders européens en la matière. Le marché électrique représente 32,8% des immatriculations, soit environ 235.000 voitures au premier semestre.
La grande majorité concerne naturellement des véhicules de société. Le modèle le plus vendu (ou loué) est le BMW X1, dont plus de la moitié sont électriques (iX1). En deuxième position arrive un modèle nettement plus abordable : la Dacia Sandero. Voilà qui traduit aussi les réalités bien différentes de deux catégories d’acheteurs : les professionnels et les particuliers.
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