Les Belges aiment les vacances. Qui pourra leur reprocher ? Selon le 24e baromètre d’Europ Assistance, près de trois quarts des Belges (73%) comptent partir en vacances entre juin et septembre 2025. Le mois de juillet arrive en tête (24% des départs), suivi de septembre (22%) et août (20%).
Oui, mais voilà : en 2025, un changement notable intervient dans les habitudes de déplacement des Belges pour les vacances. En effet, cette année – et pour la première fois – la voiture ne sera plus la reine. Elle perd sa place préférentielle au profit de... l’avion. Ils seront 51% à décoller vers leurs destinations de vacances cet été, contre 44% qui opteront pour leur propre voiture. Un changement majeur dans les habitudes, qui ne s’explique pas par une passion soudaine pour les aéroports, mais bien par un facteur inattendu : la démocratisation de la voiture électrique.
L’électrique, le frein
La voiture reste un symbole de liberté et d’autonomie pour bon nombre de vacanciers. Mais dans sa version électrique, elle semble être perçue comme bien moins pratique pour les transhumances estivales. Les freins cités sont nombreux : autonomie insuffisante, multiplication des arrêts recharge, bornes saturées, délais d’attente parfois longs… autant de contraintes qui transforment le trajet en croisade.
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Pour une famille, patienter parfois jusqu’à plusieurs heures sur une aire d’autoroute bondée en attendant qu’une borne se libère peut vite devenir dissuasif. Et lorsqu’on quitte les grands axes pour tenter l’aventure par les routes secondaires, la quête d’une borne compatible devient un vrai parcours du combattant, d’autant que beaucoup ne délivrent qu’un courant alternatif limité (souvent plafonné à 22 kW et encore, dans le meilleur des cas), ce qui rallonge les temps de recharge.
Paradoxe climatique
Mais le plus surprenant dans cette inversion des tendances, c’est qu’elle va à l’encontre des progrès climatiques attendus. Si l’adoption du véhicule électrique est censée réduire les émissions de CO2, son usage restreint pour les longs trajets pousse les Belges… à prendre l’avion. Un vrai paradoxe puisqu’un vol moyen-courrier émet bien plus de gaz à effet de serre qu’un trajet en voiture, même thermique.
Le goût du voyage intact
Malgré cette contradiction, les Belges partiront donc en masse. Europ Assistance nous apprend que les destinations phares restent la France (22%), l’Espagne (14%) et l’Italie (7%), bien que l’Europe du Sud recule au profit de contrées plus lointaines. Le climat, la sécurité et le coût de la vie demeurent les critères majeurs de choix. Côté budget, les ménages belges alloueront en moyenne 2.170 euros à leurs vacances, un montant qui figure parmi les plus élevés en Europe.
Pour que la voiture reprenne ses droits, il faudra donc probablement attendre encore un peu, essentiellement un maillage plus serré de bornes de recharge rapides.
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