De nombreuses études ont déjà été publiées sur les comportements des femmes et des hommes au volant. Mais elles sont presque toujours étrangères et leur portée – ou leur réalisme – restait dès lors assez hypothétique au niveau belge. Fort de sa base de données en Belgique, Coyote s’est attelé à dresser le portrait des conductrices et des conducteurs belges en s’appuyant sur les millions d’informations collectées par les appareils et applications. Les données anonymisées sont riches (vitesses moyennes, accélérations, freinages, types de trajets ou horaires de circulation) et elles peuvent être mises en perspective tout en étant susceptibles d’éclairer les politiques publiques ou les choix d’aménagements locaux.
Pour Vincent Hébert, Directeur général de Coyote, cette initiative s’inscrit dans une démarche d’objectivation « jamais une étude genrée n’avait été effectuée. Il est nécessaire de mieux connaître les comportements des uns et des autres pour guider les actions destinées à améliorer la sécurité sur nos routes. »
Des trajets plus courts et des rythmes différents
Mais que nous raconte cette étude ? Premier constat : les femmes parcourent en moyenne des distances plus courtes que les hommes. Les trajets de moins de 30 km sont surreprésentés chez les conductrices, tandis que les parcours compris entre 60 et 80 km concernent davantage les conducteurs masculins. Cette différence reflète des usages distincts : déplacements locaux, trajets domicile-école ou courses quotidiennes pour les unes et déplacements professionnels ou de loisir plus longs pour les autres. C’est peut-être un peu cliché, mais c’est pourtant la réalité.
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L’étude met également en lumière des rythmes de conduite différents selon les jours et les heures. Les hommes prennent plus volontiers la route tôt le matin en semaine et en soirée le week-end tandis que les femmes concentrent davantage leurs déplacements en milieu de journée. Les données de Coyote confirment d’ailleurs certains schémas bien connus : le mercredi après-midi, les conductrices sont nombreuses sur la route pour les activités scolaires tout comme le samedi pour les courses familiales.
Une conduite plus fluide
Les capteurs embarqués dans les appareils Coyote ont aussi permis de mesurer l’intensité de conduite – accélérations, freinages, relances. Et l’analyse de ces paramètres révèle que les femmes adoptent une conduite plus coulée et sereine que les hommes. « Les profils de conduite sont établis sur la base des accélérations et des freinages observés », précise encore Vincent Hébert. « Les résultats attestent de différences tangibles : les conductrices sollicitent moins fortement leur véhicule. »
Autrement dit, le pied plus léger des femmes n’est pas qu’un mythe : elles accélèrent moins brutalement, freinent plus progressivement et font preuve d’une conduite plus apaisée. Des comportements qui, selon les experts, contribuent à réduire le risque d’accident et la consommation de carburant.
Des vitesses selon les environnements
Coyote a également comparé les vitesses moyennes selon le type de route. Les hommes roulent en moyenne plus vite sur route et autoroute. Toutefois, cette différence s’atténue en ville. « Les écarts de vitesse s’estompent en milieu urbain, » note Vincent Hébert, « mais il faut mettre ces chiffres en perspective : les femmes circulent davantage dans des créneaux horaires où la circulation est plus fluide, en pleine journée. » Ce paramètre souligne toute l’importance de contextualiser les données de vitesse : rouler plus vite dans un trafic dégagé ne signifie pas forcément adopter une conduite plus risquée.
Des données précieuses
Au-delà des clichés, cette étude apporte des éléments objectifs : les femmes et les hommes n’ont pas les mêmes comportements au volant. Les différences s’expliquent certainement par un rapport à la voiture différent, mais aussi – et comme le démontre l’étude – par des contextes d’usage et des rythmes de vie distincts.
En partageant cette étude exclusive, Coyote souhaite démontrer le potentiel de ses données au service de l’intérêt collectif. L’entreprise n’a eu de cesse d’évoluer depuis sa création et elle se positionne comme un acteur technologique au service de la compréhension fine des comportements routiers, capable d’éclairer les autorités, et les autres acteurs sur les enjeux réels de mobilité et de sécurité. On est loin du petit avertisseur radar d’il y a deux décennies...
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