Les assureurs dépenseront 4,5% de plus en frais de réparations après un accident cette année qu'en 2024, selon une première estimation de l'organisation allemande des assureurs automobiles GDV (Gesamtverband der Deut-schen Versicherungswirtschaft). Cette estimation récente est basée sur le premier trimestre de cette année.
La cause en est l'augmentation du coût des pièces détachées et des salaires. « Cela fait des années que ces coûts augmentent plus vite que l'inflation générale », a déclaré Jörg Asmussen du GDV. Cette spirale haussière a été alimentée par l'augmentation des prix des matières premières et de l'énergie depuis la pandémie de Covid et l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Une position doublement affaiblie
Selon les calculs de la fédération, les pièces détachées sont devenues jusqu'à 75 % plus chères en 10 ans. Ce faisant, elle pointe du doigt les constructeurs automobiles eux-mêmes. En effet, ces derniers disposent d'un droit exclusif sur de nombreuses pièces de rechange, telles que les garde-boue, les phares ou les panneaux de porte et de coffre. Cette position de monopole leur permet de fixer des prix élevés.
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Par conséquent, pour les automobilistes, les primes d'assurance ont déjà fortement augmenté. Cela s'explique également par le fait que les assureurs ont subi des milliards de pertes au cours des deux dernières années en raison de la grêle et des orages violents. Pour cette année encore, la fédération allemande de l'industrie annonce des pertes lorsque ces phénomènes météorologiques se produisent.
Les consommateurs sont donc doublement fragilisés. Dans le cas d'une assurance tous risques, la probabilité que l'assureur déclare la voiture irréparable parce que les réparations ne sont plus rentables augmente, et il ne recevra que la valeur marchande actuelle. S'il n'a pas d'assurance tous risques, il paiera lui-même des coûts de plus en plus élevés.
En Belgique aussi
Le coût des pièces détachées augmente aussi fortement en Belgique depuis des années, selon une étude antérieure d'Assuralia, la fédération belge du secteur de l'assurance. Elle a annoncé il y a deux ans que le coût de l'assurance automobile pourrait augmenter de 40 % d'ici à 2030, voire doubler dans le cas des voitures électriques.
Cela s'explique par les coûts de réparation plus élevés des VE, en particulier lorsque la batterie est également endommagée après un accident. En outre, les voitures électriques sont plus chères à l'achat, ce qui a également une incidence sur le prix d'achat.
Un autre facteur entre également en jeu. Les conducteurs de voitures électriques sont plus souvent impliqués dans des accidents, car tout le monde ne s’adapte pas immédiatement à la puissance élevée de ces voitures, ainsi que d'autres aspects spécifiques, comme la conduite à une seule pédale.
Rétroviseurs et pare-chocs coûteux
D'autres nouvelles technologies ont également un impact négatif sur les coûts de réparation. La société d'expertise Xolutions a indiqué au début de l'année qu'aujourd'hui, il faut en moyenne huit heures pour démonter et réparer un pare-chocs, alors qu'il en fallait auparavant entre cinq et six.
Cela s'explique par le nombre croissant de capteurs, de caméras et de radars qui les équipent pour aider le conducteur à conduire et à manœuvrer. Ceux-ci doivent toujours être démontés séparément et surtout recalibrés par la suite, ce qui coûte des heures de travail supplémentaires.
Même un « simple » rétroviseur contient aujourd'hui toutes sortes de technologies, allant d'un moteur électrique pour le régler sur le désembuage du miroir à un feu clignotant et souvent une caméra. La réparation d'un rétroviseur peut donc coûter jusqu'à trois fois plus cher.
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