Si quelque chose semble trop beau pour être vrai, c’est que ce n’est pas vrai. En Allemagne, en Autriche et en Suisse, plusieurs personnes ont perdu beaucoup d'argent en achetant soi-disant une voiture d'occasion. Par courrier électronique, elles ont été confrontées à des voitures de luxe à des prix remarquablement bas. On leur a ensuite demandé de verser une avance, après quoi il s'est avéré qu'il n'y avait pas de voiture à vendre du tout, et l’argent était perdu.
Après Porsche et Mercedes, c'est au tour d'Audi de mettre en garde contre ce type d'escroquerie. Les criminels opèrent de manière professionnelle, avec des annonces et des sites web soigneusement conçus qui semblent appartenir au constructeur lui-même.
L'exemple ci-joint ne laisse pas deviner que quelque chose ne va pas : des photos soignées d'un Mercedes GLC Coupé bien entretenu, âgé d'à peine un an et affichant environ 26 000 kilomètres au compteur, rempli à ras bord d'options de luxe et affichant un prix particulièrement intéressant de 50 430 euros.
Sur le site allemand d'occasion de Mercedes, de tels exemplaires sont proposés à environ 70 000 euros. Il semble donc que vous puissiez faire l'affaire de l'année, ce qui est trop beau pour être vrai.
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Facile
On ne sait pas si les consommateurs belges sont déjà tombés dans ce piège. Mais c'est possible, car le marché allemand de l'occasion est également un terrain d'action privilégié pour les chasseurs de bonnes affaires dans notre pays. C'est surtout pour les jeunes voitures d'occasion de marques plus chères comme Audi, BMW et Mercedes qu'il est possible de faire des affaires. L'offre est abondante et de nombreuses voitures de fonction (appelées « Jahreswagens ») sont en vente à des prix intéressants.
L'importation est également un jeu d'enfant : il suffit de ramener la voiture et d'envoyer un courriel à la douane pour obtenir la vignette adéquate, et vous l'immatriculez aussi facilement qu'une voiture d'occasion provenant de votre propre pays.
Quelques conseils
Le magazine allemand Autobild propose quelques conseils pour inciter les chasseurs de bonnes affaires à la prudence.
Cela semble évident, mais apparemment ça ne l'est pas : assurez-vous d'avoir vu la voiture en question de vos propres yeux. Transférer un acompte de plusieurs milliers d'euros sur la base d'une annonce numérique et de quelques courriels est rarement une bonne idée. Un concessionnaire automobile sérieux ne demandera pas d'acompte avant d'avoir vu le client, ou au moins de lui avoir parlé au téléphone.
En outre, ne vous laissez pas pousser à prendre une décision rapide. C'est une astuce classique des escrocs, qui fonctionne bien sûr avec les personnes séduites par l'affaire de leurs rêves et qui n'ont plus toute leur tête.
Enfin, comme pour tout ce qui se trouve dans votre boîte aux lettres : vérifiez si l'adresse électronique de l'expéditeur semble logique. Mieux vaut envoyer à la poubelle numérique les noms de domaine suspects ou les expéditeurs d'apparence peu officielle.
Si un commerçant se fait passer pour un distributeur officiel d'une marque, vous pouvez vérifier sur le site de la marque. Si les coordonnées ne correspondent pas, il est également préférable de ne pas y toucher.
Plainte déposée
Audi et Mercedes ont déjà porté plainte auprès de la police allemande contre ces escroqueries. Elles conseillent aux consommateurs qui sont tombés dans ce piège de s'adresser immédiatement à la police.
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