-Un véhicule qui a atteint le cap symbolique des 200.000 km suscite toujours une forme d’appréhension. Mais ce serait oublier que les outils industriels ont évolué et que l’électronique embarquée permet aussi d’optimiser le fonctionnement des organes de la voiture. En ce sens, la longévité des voitures a été optimisée depuis les années 1990-2000. Bien sûr, on ne passera pas sous silence que certaines innovations ont parfois eu des ratés au démarrage, mais pour peu que l’entretien ait été rigoureux, il est courant de voir des modèles essence ou Diesel dépasser cette barre sans incident majeur. La réalité est là.
Ce qu’il faut surveiller au-delà de 200.000 km
Avec les kilomètres, l’usure est inévitable, on ne vous apprend rien. Si les moteurs modernes sont capables d’enchaîner les centaines de milliers de kilomètres, certaines pièces périphériques – embrayage, amortisseurs, distribution, alternateur, compresseur de climatisation, échappement, roulements – sont souvent conçues pour durer entre 150.000 et 200.000 km justement. Au-delà, leur remplacement est presque systématiquement à prévoir. C’est pourquoi il est indispensable de vérifier si ces pièces ont déjà été changées. Une voiture bien entretenue avec un historique limpide et des factures à l’appui permettra d’éviter bien des déconvenues. En Belgique, l’acheteur a de la chance et il dispose du Car-Pass qui est censé renseigner toutes les opérations menées sur le véhicule. Il convient donc simplement de vérifier les pièces qui ont déjà été remplacées, de sorte d’éviter les mauvaises surprises. C’est aussi simple que ça.
Se pose aussi la question des petits moteurs suralimentés. En effet, depuis les années 2010, les restrictions en matière de CO2 ont conduit les constructeurs à opter pour ces mécaniques moins émettrices. Si leur fiabilité est meilleure qu’au début, on manque encore de recul pour un usage de ces moteurs au-delà des 200.000 km. Il faut donc se montrer plus prudent et privilégier les modèles qui présentent des cylindrées « fiabilisées », comme des 1.6, 1.8 ou des 2 litres. Globalement, au plus la puissance spécifique (ch/l) est élevée, plus la fiabilité est complexe à assurer dans le temps. Les moteurs atmosphériques plus anciens sont composés, eux, de pièces généreusement dimensionnées et ils affichent des kilométrages parfois impressionnants.
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Des modèles éprouvés et fiabilisés
Si certains modèles ont souffert d’une mauvaise réputation à leur lancement – que ce soit à cause de problèmes électroniques, de turbos fragiles ou de boîtes de vitesses capricieuses –, beaucoup ont vu leurs défauts corrigés avec le temps. Les marques dans ce cas sont nombreuses. Des Peugeot, Renault, Fiat, Opel ou des Volkswagen produites entre 2000 et 2010 et réputées moins fiables dans leur jeunesse sont aujourd’hui parfaitement recommandables après plusieurs vagues de correctifs.
Dès lors, choisir un modèle qui a déjà encaissé tous ces coups durs est parfois plus sage que d’acheter un exemplaire à faible kilométrage, mais issu d’une génération encore sujette à problèmes.
Une décote favorable
À partir de 200.000 km, la valeur d’un véhicule a généralement aussi chuté drastiquement. Hors exceptions ou modèles très recherchés, il n’est pas rare de trouver des voitures vendues à moins de 10% de leur valeur d’origine. Même en cas d’avarie importante, le risque de perte financière est donc limité. Une casse moteur ou un défaut rédhibitoire n’entraînera dès lors pas de catastrophe budgétaire, surtout si l’achat initial a été bien négocié. C’est aussi l’occasion d’accéder à des véhicules de gamme supérieure (berlines, breaks confortables, voitures bien équipées) pour le prix d’une citadine basique.
À mesure que les voitures ont gagné en sophistication, elles sont aussi devenues plus coûteuses à réparer. Entre les capteurs, les systèmes multimédias complexes (et souvent à problèmes), les aides à la conduite et les petits moteurs dopés au turbocompresseur, l’entretien des modèles récents peut rapidement s’avérer onéreux. Les voitures plus anciennes sont, elles, souvent plus simples et elles permettent un entretien plus accessible. Les garages indépendants savent encore intervenir sans diagnostic électronique avancé tandis que les pièces restent abordables.
Bien acheter, c’est surtout bien choisir
La règle d’or pour acheter un véhicule très kilométré, c’est de ne jamais se précipiter – un conseil qui s’applique à toutes les voitures du reste. Il faut évidemment privilégier les voitures dont l’historique est clair, idéalement vendues par des particuliers soigneux ou des professionnels sérieux. Une voiture ayant parcouru beaucoup de kilomètres en peu de temps, typiquement pour des trajets autoroutiers, est souvent en meilleur état qu’un modèle peu roulé, mais qui a pu être soumis à une utilisation intensive, surtout en ville.
Il est également utile de se tourner vers les finitions haut de gamme ou les marques réputées pour leur fiabilité, comme Lexus, Toyota, Honda, Mazda, Hyundai, mais aussi certaines Volkswagen ou Mercedes d’avant 2005. Certaines Françaises et Italiennes, bien entretenues, peuvent aussi réserver de bonnes surprises. Enfin, il ne faut jamais hésiter pas à faire inspecter la voiture avant achat, voire à négocier une révision complète en amont. Le surcoût initial peut éviter bien des tracas.
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