Appels de phares : des amendes salées en cas d’abus

Nombreux sont les automobilistes qui recourent aux appels de phares pour communiquer avec leurs pairs. Sauf que ce geste n’a rien d’anodin. S’il peut signaler des situations de danger, il peut aussi coûter très cher en cas d’abus. Voici ce que les habitués des appels de phare risquent.

Publié le 25 septembre 2025
Temps de lecture : 4 min

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Appels de phares : des amendes salées en cas d’abus

Les appels de phares font partie du quotidien des automobilistes belges. On y recourt pour inviter au passage d’un véhicule auquel on fait face ou pour un piéton, pour signaler un danger et, parfois aussi en signe d’énervement quand ce n’est pas pour signaler un contrôle de police imminent. Bien que fréquents, les appels de phares sont toutefois étroitement règlementés. L’usage est bien entendu autorisé dans le Code de la route belge, mais uniquement dans des cas bien précis. Si on se réfère aux prescriptions légales, les appels de phares peuvent être utilisés dans trois situations : pour signaler un danger imminent, pour demander de l’aide ou encore pour faciliter le passage à un autre usager de la route.

C’est dans ces conditions strictes que l’appel de phares est toléré. Concrètement, c’est donc prévenir un conducteur qu’il arrive sur un obstacle ou un accident ou encore indiquer à un autre véhicule qu’il peut passer. Ce sont là des usages considérés comme constructifs et bénéfiques pour la sécurité routière.

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D’autres usages punissables

En revanche, certains comportements liés à l’appel de phares sont explicitement déconseillés, voire sanctionnés par les forces de l’ordre. L’un des cas les plus courants concerne les appels de phares répétés pour inciter un conducteur à se rabattre ou à accélérer, typiquement sur les autoroutes. Cette pratique est perçue comme une tentative de forcer le dépassement et elle est évidemment interdite. Pourquoi ? Parce que non seulement elle peut inciter à une infraction (dépassement de la vitesse autorisée), mais elle engendre aussi du stress et peut provoquer des réactions dangereuses. Elles peuvent d’ailleurs déboucher sur des altercations physiques entre conducteurs.

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Autre cas problématique : l’usage des appels de phares pour avertir les automobilistes de la présence d’un radar ou d’un contrôle de police. Ce comportement est naturellement mal vu des autorités. Résultat : ce geste peut être assimilé à une obstruction au travail de la police et faire l’objet d’une verbalisation. L’amende peut atteindre 116 euros, une infraction du deuxième degré donc.

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Des sanctions pour un mauvais usage

Il faut préciser que l’usage abusif ou inadapté des appels de phares n’est toutefois pas encadré par un article spécifique du Code de la route. Une absence de précision qui laisse évidemment la porte ouverte à une appréciation au cas par cas par les forces de l’ordre. L’automobiliste sera donc surtout sanctionné en fonction du contexte : comportement agressif, intimidation, entrave à une mission de police…

Ceci nous amène à rappeler les autres cas de figure qui concernent le mauvais usage des phares – et donc pas les appels de phares. Dans les faits, une amende de 58 euros (1er degré) est appliquée pour usage inapproprié, mais ce montant peut être aussi beaucoup plus élevé selon la gravité de l’infraction. On payera donc 58 euros dans le cas d’un phare défectueux, mais 116 euros (2e degré) pour un antibrouillard non allumé dans les conditions requises. En revanche, les automobilistes qui roulent de nuit en ayant oublié d’allumer leurs phares seront, eux, sanctionnés d’une amende du 3e degré, donc de 174 euros (hors frais administratifs dans tous les cas de figure). Pire : en cas de mise en danger manifeste ou de récidive, le véhicule peut être saisi et dans les cas les plus graves, c’est le tribunal qui peut prendre le relais.

Enfin, il faut savoir que les grands phares ne peuvent être activés que lorsque la visibilité est réduite à moins de 100 mètres et à condition de ne pas éblouir les autres usagers. Le bon état et le réglage correct des feux sont également obligatoires. Toute infraction à ces règles peut déboucher sur une sanction allant là aussi de 58 à 174 euros. Autant le savoir alors que l’automne est à nouveau à nos portes.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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