Sur les autoroutes wallonnes, le contrôle de la vitesse va connaître un sérieux coup de frein dès ce 1er janvier 2026. Et ce n’est pas par choix politique ni inflexion sécuritaire, mais à la suite... d’un blocage réglementaire ! En effet, les radars NK7 qui sont largement déployés par la police de la route ne pourront plus être utilisés pendant plusieurs semaines.
Ces dispositifs constituent pourtant l’ossature du contrôle automatisé. Capables de surveiller simultanément plusieurs voies et les deux sens de circulation, ils fonctionnent sans flash visible et reposent sur une technologie infrarouge qui les rend pratiquement indétectables de jour comme de nuit. Leur efficacité n’est plus à démontrer, tant auprès des autorités que des usagers.
Une réhomologation incontournable
À l’origine de cette mise à l’écart : une évolution des normes de cryptage encadrant la chaîne de preuve des infractions. Ce changement technique invisible pour le grand public est cependant juridiquement incontournable. Sans réhomologation de l’appareil pour satisfaire à ces nouvelles exigences, impossible de verbaliser en toute légalité. Il apparaît que cette procédure de réhomologation devait être finalisée avant le 31 décembre 2025. Un délai connu de longue date par les services concernés, mais qui n’a pas bénéficié du suivi adéquat.
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En Belgique, l’homologation des radars ne relève pas de l’autorité publique, mais d’un prestataire privé. Résultat : faute de créneau disponible, la révision de la majorité des radars NK7 n’a pas pu être validée à temps. Seules certaines provinces du nord du pays ont bénéficié d’une procédure accélérée permettant de maintenir quelques appareils en service. En Wallonie, la situation est plus critique : les NK7 resteront dans les garages des forces de l’ordre jusqu’à leur régularisation, annoncée dans les semaines suivantes.
Des solutions de remplacement boiteuses
Face à ce vide opérationnel, les zones concernées ne resteront pas dans l’inaction. À Liège par exemple, un radar MESTA datant de 2011 va reprendre du service selon les informations de SudInfo. Reconnaissable à ses imposants hublots frontaux, ce modèle plus ancien – surnommé « le hibou » – offre des performances sensiblement inférieures à celles du NK7. Il permettra néanmoins d’assurer une présence minimale sur le terrain.
En attendant, ça flashera moins que les routes. Mais tout ceci illustre encore une nouvelle fois les errances organisationnelles des forces de l’ordre. Ce qui ne sera pour une fois pas pour déplaire à tous automobilistes...
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