L’intelligence artificielle infiltre tous les milieux et tous les secteurs. Il n’y a donc pas de raison que celui de la route. C’est vrai pour nos voitures dont les aides à la conduite sont ou vont être pilotées par l’IA avec l’objectif d’une plus grande efficacité et d’une réduction des erreurs humaines. Cela dit, les algorithmes de l’intelligence artificielle vont aussi percoler au cœur des technologies utilisées par les forces de l’ordre.
Celles-ci annoncent leur volonté de mieux détecter, de mieux verbaliser et de mieux cibler les contrevenants avec, en ligne de mire, l’amélioration de la sécurité routière. C’est certes un bel objectif, mais on sait aussi que le gouvernement est au bord du gouffre financièrement et qu’il doit trouver des moyens de se (re)financer. Dans ce contexte, des systèmes automatisés toujours plus performants et sans tolérance, c'est aussi beaucoup plus de PV. Et donc beaucoup plus de recettes.
La mémoire du système
Il n'y a pas si longtemps, pincer un conducteur au téléphone relevait presque du hasard. Il fallait alors un policier au bon endroit et au bon moment. Mais demain, tout va changer. Selon les informations de SudInfo, la traque par caméra serait déjà prête. Ainsi, les radars ne seront plus de simples appareils photo, mais des caméras haute définition dont les logiciels ont été entraînés à reconnaître des objets à partir de milliers d'images. C’est la société qui conçoit ces radars qui l’affirme, Securoad.
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Concrètement, la caméra est capable de reconnaître un téléphone, mais aussi une banane, une canette, un portefeuille. Au fur et à mesure, le logiciel est affiné et la marge d’erreur réduite. Il sait donc quand il doit verbaliser ou pas. L’apprentissage est quasi infini, car le système progresse à chaque infraction traitée. Il ne pourra donc pas se tromper deux fois.
Le même soir, partout
Comme déjà abordé il y a quelques semaines, les radars de nouvelle génération ne se limitent pas à la vitesse. Ils détectent plusieurs infractions en simultané : téléphone, ceinture non bouclée, distance de sécurité insuffisante. Et à cela s’ajoute, un check du contrat d’assurance ou du contrôle technique.
Mais il y a encore d’autres évolutions potentielles avec l’intelligence artificielle. Apparemment, certaines zones de police expérimenteraient aussi l’utilisation de l’intelligence artificielle sur les données statistiques, notamment d’accidentologie. L’idée ? Mieux orienter les contrôles, spécialement pour l’alcoolémie, les stupéfiants et, évidemment, les contrôles de vitesse opérés avec des radars mobiles. Il s’agit non seulement de déterminer les meilleurs endroits pour organiser ces contrôles, mais aussi les moments dans la journée où ils sont les plus « prolifiques ».
Une IA propre
Mais il y a un autre chantier, moins visible. Les données policières ne peuvent légalement pas être intégrées à des outils d'IA civils existants. Dès lors, pour contourner l'obstacle, les polices de Liège et d'Anvers et la police fédérale développent leur propre IA. Un système conçu pour analyser les chiffres d'accidentologie, le trafic des poids lourds, les tendances d'infractions. Il est évident que ces données, coupées d’internet, ne permettront pas d’avoir une transparence sur les données (accidentologie, etc.) récoltées.
Mais si les outils IA progressent, ils rencontrent heureusement encore une limite pour les automobilistes : la verbalisation automatique totale reste pour l'heure impossible, car la loi exige encore qu'un agent humain valide chaque infraction et signe le procès-verbal. Mais pour combien de temps ? Car on sait que le gouvernement Arizona travaille à un cadre qui permettrait une automatisation totale.
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