Jusqu'à récemment, ça semblait couler de source : le dimanche et les jours fériés, la ville desserrait un peu la vis. La pression sur le stationnement y est traditionnellement moindre avec les navettes domicile-travail moins nombreuses. Le stationnement gratuit en voirie encourageait les gens à se rendre en ville pour profiter des services d'horeca, des visites familiales, de la culture ou pour faire du shopping. Dans de nombreuses villes, le dimanche reste un jour de repos assorti de règles plus souples. Mais à Gand, cela fait partie du passé.
Depuis le 1er avril, il faut payer dans les zones de stationnement orange et rouge, y compris les dimanches et jours fériés. Pour permettre aux automobilistes de s'habituer à ce nouveau régime, une période de tolérance a été appliquée ces dernières semaines. Mais depuis le 1er mai, le non-paiement expose à une redevance de stationnement de 48 euros.
Un besoin d'argent évident
Inutile de chercher longtemps la raison de cette mesure impopulaire. La mauvaise gestion des finances publiques à Gand a, ces dernières années, engendré des dettes colossales qui dépassent le milliard d'euros. Un trou qu'il faut combler par tous les moyens. Et pourtant, l'automobiliste gantois contribue déjà largement à l'effort…
Gand espère générer 1,4 million d'euros de recettes supplémentaires par an grâce au stationnement payant les dimanches et jours fériés. Et ce n'est pas tout : l'ensemble des tarifs de stationnement en voirie et dans les parkings souterrains est en hausse, même si Gand n'est pas nécessairement plus chère que d'autres villes à cet égard.
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Le timing de cette mesure tombe pourtant mal. Jamais la régie de mobilité gantoise n'avait enregistré de tels revenus qu'en 2025. Selon des chiffres publiés par De Gentenaar, la ville a encaissé un montant record de 52,7 millions d'euros, soit une hausse de plus de 10 % par rapport à 2024. Sur ce total, 17,3 millions proviennent du stationnement en voirie et 10,5 millions des parkings publics. Mais ce n’est manifestement pas encore suffisant. Pour 2026, Gand table sur 34 millions d'euros de recettes issues du stationnement en voirie et sur 16 millions d’euros issus des parkings.
Un sentiment d'amertume
Ces chiffres n'ont rien de réjouissant et ils n'incitent certainement pas les automobilistes à se rendre à Gand. La ville qui se proclame elle-même « cité de lumière et d'amour » se met ainsi une nouvelle fois en lumière, mais de façon bien négative. La politique gantoise va-t-elle devenir la nouvelle norme ? Espérons que non.
Dans des villes comme Anvers ou Bruxelles, il est encore possible de stationner gratuitement en de nombreux endroits les dimanches et jours fériés. Il semble toutefois se dessiner une tendance nationale à faire toujours plus payer les automobilistes. C'est regrettable. Car derrière chaque voiture se cache un être humain qui tente, pour une raison ou une autre, de se déplacer et qui est de plus en plus souvent considéré comme une vache à lait.
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