Quiconque se rend régulièrement en ville en voiture connaît bien ce sentiment : on paie son parking pour une demi-heure, on reste un peu plus longtemps que prévu et, surprise au retour, c’est une amende qui est glissée sous l’essuie-glace, quand l’amende n’arrive pas directement dans la boîte à lettres parce qu’une scan-car est passée par là. Et ces mésaventures arrivent aussi à ceux qui utilisent les applications de stationnement et qui oublient de recharger, pendant qu’ils disposent encore d’un peu de temps.
Le problème, c'est que ces amendes sont infligées même aux conducteurs qui sont de bonne foi. Comme quand on boit un verre en terrasse et que le temps file. Ou qu’on entre dans un magasin et qu’on en perd la notion du temps. Et cette situation s’explique : dans les villes, tout est de plus en plus contrôlé, notamment parce que les caisses sont vides et que les amendes de stationnement sont faciles à distribuer. Et son on choisit un tarif pour une journée, on s’allège rapidement d’une quarantaine d’euros. Hors de prix. Et c’est évidemment dommage, car les choses devraient mieux pouvoir se passer.
Les applications aident
Heureusement, il existe aussi de nombreuses applications de stationnement qui peuvent pallier ces problèmes, comme EasyPark ou 4411. Avec elles, on peut démarrer et arrêter une session de stationnement via son smartphone, ce qui est pratique surtout lorsqu’on ne sait pas combien de temps exactement on va rester stationné. Le contrôle s'effectue par reconnaissance de plaque d'immatriculation, ce qui rend inutile tout ticket à déposer derrière le pare-brise.
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Bien sûr, il faut encore penser à initier la session de stationnement et à l'arrêter à la fin. Ce qui signifie que là aussi, il y a toujours un risque d’amende. Mais on pourrait tout à fait imaginer qu’il n’y ait plus aucun risque si la voiture payait automatiquement la redevance. Ce ne serait plus au conducteur de gérer, mais simplement pris en charge par le véhicule connecté.
Mais cette réalité s’inscrit-elle dans un temps long ? Certainement pas. De plus en plus de marques automobiles proposent ce type de solutions en option. Ainsi, sur certaines Mercedes ou BMW, il est déjà possible de démarrer et de payer des sessions de stationnement via le système d'infodivertissement. Et cette fonctionnalité est également déployée progressivement au sein du groupe Volkswagen.
Un autre exemple très intéressant nous provient de chez Audi : la marque allemande intègrera dès cette fin mars 2026 l'application EasyPark dans l'Audi Application Store, ce qui permet de démarrer et de gérer une session de stationnement via l'écran de la voiture. Lorsque le véhicule s'arrête dans une zone de stationnement prise en charge et passe en mode « Park », une notification apparaît automatiquement sur l'écran d'infodivertissement indiquant que le paiement du stationnement est disponible. D'une simple pression, le conducteur peut alors démarrer la session de stationnement. Dès que la voiture quitte son emplacement de parking et roule à plus de 15 km/h, la session de stationnement se termine automatiquement. Voilà qui semble pratique.
Le talon d'Achille
Pourtant, ce système présente encore quelques lacunes. Premièrement, les pouvoirs publics doivent coopérer. Les paiements de stationnement sur voirie sont en effet gérés par les villes et communes et celles-ci doivent donc organiser le système de paiement. Mais c’est loin d'être le cas partout aujourd'hui.
Par ailleurs, la technologie elle-même engendre des frais. Ainsi, le fournisseur de l'application de stationnement doit entretenir sa plateforme tandis que, de son côté, les constructeurs automobiles doivent aussi intégrer ces services numériques, ce qui coûte aussi de l'argent. Et, forcément, ceux-ci répercutent ces coûts sur l'utilisateur final par le biais d’abonnements. Et ça, c’est évidemment moins au goût des automobilistes.
Les fournisseurs d'applications de stationnement peuvent de surcroît modifier leurs tarifs sans préavis. Un exemple concret : le 4 mars 2026, 4411 a augmenté les frais de transaction pour le stationnement de 0,35 à 0,45 euro par session. Il arrive par ailleurs aussi que le rapport entre les frais de stationnement et les frais de transaction soit complètement disproportionné. Ainsi, nous avons récemment payé à Ostende une session de stationnement de 0,39 euro dont seulement 0,04 euro de frais était consacré au stationnement réel. Les autres 0,35 euro de frais concernaient la transaction. Certes, demain, nous ne paierons peut-être plus d’amendes de stationnement. Mais en contrepartie, il nous faudra payer une kyrielle d'abonnements et de frais de transaction. Qu’est-ce qui est le mieux ?
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